« L'Alliance des États du Sahel (AES) a considérablement intensifié ses émissions de titres en 2026. L'AES s'affirme comme un moteur de premier plan sur le marché financier de l'UEMOA...», dixit Arouna Ouédraogo, expert financier. (Lisez ci-dessous le dossier Éco désormais chaque mardi )
« Rien qu'au deuxième trimestre 2026, les trois pays du bloc AES ont mobilisé collectivement près de 1 279 milliards de francs CFA sur le marché boursier régional...», renseigne le spécialiste financier.
Il poursuit: « Cette performance s'articule autour d'une forte contribution du Niger avec 637 milliards de FCFA, suivi du Mali avec 331 milliards de FCFA et du Burkina Faso avec 310 milliards de FCFA...».
Selon lui, l'accumulation de ces levées trimestrielles successives valide la trajectoire ascendante de cette Confédération vers le cap des 3 000 milliards de FCFA en 2026.
De son avis, il ressort que cette mobilisation massive de capitaux soutient directement les budgets nationaux face aux impératifs de sécurité et de reconstruction de cette alliance.
« À titre d'illustration, le Mali à lui seul s'est fixé une feuille de route ambitieuse visant à lever 1 450 milliards de FCFA sur l'ensemble de l'année 2026 via des bons et obligations assimilables du Trésor...», détaille encore l'expert financier.
« En marge de ces emprunts de court et moyen termes, l'architecture financière du bloc se consolide de manière structurelle grâce au déploiement opérationnel de la Banque confédérale d'investissement et de développement (BCID-AES), forte d'un capital initial de 500 milliards de FCFA, et soutenue par une conjoncture économique favorable, particulièrement au Niger où la croissance est projetée à 7 % en 2026...», analyse le financier.
« L'Alliance des États du Sahel vient donc de démontrer sa capacité de franchir un cap historique en 2026, celui de pouvoir mobiliser la somme colossale de près de 1500 milliards de FCFA sur les marchés financiers uniquement lors du 2 ème trimestre.», déclare pour conclure l'expert financier Arouna Ouédraogo.
AVEC CES ÉMISSIONS, REDÉFINIR L'AVENIR
Ce coup d'éclat économique témoigne d'une résilience et d'une souveraineté retrouvées qui redéfinissent l'avenir de la région fait savoir Halouna Malick, également expert financier.
« Il faut saluer cette performance exceptionnelle de l'AES avec la souveraineté financière qui donne les preuves qu'un destin s'écrit désormais à l'encre de l'audace...», explique-t-il.
« En franchissant ce cap monumental seulement uniquement au 2 ème trimestre 2026, l'Alliance des États du Sahel ne se contente pas de lever des fonds, elle hisse le drapeau d'une émancipation économique irréversible...», fait-il savoir.
Pour lui: « Ce n'est plus une simple performance comptable, c'est le rugissement d'un espace sahélien qui refuse la fatalité et s'impose comme le nouveau maître de son narratif financier...».
« Les chiffres ne mentent jamais, ils traduisent la ferveur des investisseurs et la solidité d’une vision partagée avec la signature de la confiance. En injectant massivement leurs capitaux, les partenaires régionaux et internationaux envoient un message d'une clarté limpide : le Sahel est une terre d'avenir, un pôle de stabilité économique en pleine sédimentation...», insiste-t-il.
De son analyse, il ressort également que : « Derrière ces près de 1500 milliards de FCFA, se cache une confiance spectaculaire qui surmonte les doutes pour couronner la rigueur des réformes et la crédibilité...».
« Cette moisson historique est le carburant d'une transformation structurelle sans précédent pour faire vibrer chaque kilomètre carré de cet hinterland...», martèle-t-il.
« Avec ces émissions de titres, des autoroutes de l'intégration aux centrales électriques du futur, en passant par l'industrialisation des ressources locales, chaque franc CFA mobilisé devient une pierre angulaire de l'autosuffisance de l'AES...», fait-il encore savoir.
« Ces émissions ne sont pas encore un paradis, mais un solide tremplin vers des sommets où le Sahel dictera les règles de sa propre prospérité. Le train de l'AES est en marche, car l'histoire s'écrit ici et maintenant, sous le signe de la grandeur reconquise.», conclut l'expert financier, Halouna Malick.
Jean-Pierre SAMOU correspondant au Burkina
L'Afrique en marche du 29 septembre 2026 No 1261


