Pour remporter cette finale quel plan chacun des deux sélectionneurs pourrait mettre en orchestration ?
Scaloni, le sélectionneur argentin va miser sur son schéma préférentiel en 4- 4 -2 classique. Ce dernier pourrait varier en 4-3-3 hybride en phase offensive avec des latéraux qui montent et créent le surnombre en milieu du terrain.
Les Argentins sont capables de refuser le jeu et laisser la possession à l'adversaire. Même s'ils sont menés, ils parviennent toujours à sonner la révolte grâce à l'activité de son milieu en l'occurrence Enzo Fernandez et Paredez qui peuvent tenter des frappes lointaines et aussi distiller des ballons dans le dos des défenseurs espagnols.
Avec Messi libre entre les lignes qui accélère décroche et casse le rythme de l'adversaire, il peut décider à lui seul l'issue de la rencontre par un coup de génie.
Le sélectionneur Scaloni a gardé l'ADN de l'Argentine qui l'a fait gagner la coupe du monde en 2022 au Qatar. Une équipe qui n'abandonne jamais.
Son schéma tactique est basé sur quelques principes de jeu: le pressing haut immédiat dès la perte de balle.
Ensuite, l'Argentine excelle dans les transitions rapides pour mettre Messi sur orbite.
L'équipe de Scaloni a également une organisation défensive très disciplinée. Son milieu avec Licha à droite, Paredez à gauche et un double pivot créateur, Mac Allister et Enzo Fernandez tenteront de faire sauter le rideau défensif espagnol imperméable.
Messi libre reste un danger permanent. Il peut décrocher et délivrer des passes en profondeur pour Martinez ou Alvarez.
Avec ou sans ballon l'équipe de Scaloni exerce un pressing intense avec de petites fautes pour casser le rythme de l'adversaire.
Face à une équipe joueuse comme l'Espagne maître du jeu avec une possession moyenne de 75%, les Argentins auront du répondant en milieu du terrain car ce sera là la clé du match.
Si les Argentins parviennent à faire plier le milieu espagnol, alors ils peuvent submerger la "Roja".
FACE À UNE ARGENTINE TACTIQUE, UNE ESPAGNE DE CALIBRE...
De la Fuente avec le 4-3-3 ultra offensif axe son jeu sur la force de son milieu du terrain hyper-créateur et très technique.
Le coach espagnol a su réinventer l'identité du jeu de l'Espagne 2010 qu'il a transmis à la nouvelle génération de joueurs espagnols. La possession du ballon est articulée par la construction du jeu de derrière avec un 1-4-1, qui met en avant une seule sentinelle Rodri et le gardien de but Unaï Simon comme un 3e défenseur central.
L'autre atout de l'Espagne, c'est un jeu avec deux milieux créateurs qui étirent le jeu pour trouver Yamal sur les côtés pour provoquer les contre dans le dos de la défense Argentine.
Pour cette finale, si Yamal est très technique, il peut faire basculer la rencontre sur un coup de rein comme lui seul en a le secret.
La tactique c'est d'arriver en surnombre à six joueurs dans la surface adverse avec des milieux créateurs tels que Fabian Ruiz, Dani olmo, capables de délivrer des passes en profondeur pour le redoutable Oyarzabal utilisé en faux 9 très efficace devant le but, lui qui rappelle un certain Fabregas en 2010.
Ainsi, la force de l'Espagne, c'est de casser les blocs par des redoublements de passes et son milieu du terrain très technique sans oublier les deux ailiers capables d'éliminer les adversaires en un contre un.
L'Espagne, c'est aussi une assise défensive très solide avec un seul but encaissé. Les Espagnols ont su ériger un mûr infranchissable tout au long de ce mondial.
Dominatrice, la "Roja" reste également la meilleure défense du mondial.
Entre l'orchestration argentine et les certitudes espagnoles, cette Coupe du monde choisira-t-elle la destination de Madrid ou restera-t-elle pour un bail de quatre ans encore à Buenos Aires ?
Hugues MONTCHO
lafriqueenmarche du 19 juillet 2026 No 1228


