Face à Gianni Infantino en route pour un nouveau mandat à la tête de la Fifa, quelles sont les chances de Jean Crépin Soter Nyamsi?
Le rideau s’est levé ce mercredi 28 octobre 2026 à Paris sur une audacieuse "déclaration" de guerre sportive.
Dr Jean Crépin Soter Nyamsi a officialisé sa candidature à la présidence de la Fifa
Depuis le cœur de la capitale française, l'universitaire et enseignant-chercheur camerounais a dévoilé son projet : "FIFA Révolution 2027", affichant sa ferme intention de bousculer la gouvernance suprême du football mondial.
Un vent de fronde venu d’Afrique souffle sur les instances de Zurich, avec pour ambition affichée de replacer l'éthique et la souveraineté au centre du jeu.
Derrière les sourires de façade et la diplomatie des salons parisiens, les chances de réussite de ce David africain face au Goliath italo-suisse oscillent entre la pure utopie et le coup de maître juridique.
FORT DE L'ARTICLE 27 DE LA FIFA MAIS...
Dr Nyamsi s’avance avec une arme secrète remarquable : la contestation frontale de la légitimité même de son adversaire, qu'il qualifie de frauduleuse.
En s'appuyant sur l'article 27 des statuts de la Fifa qui limite le nombre de mandats, son équipe d'avocats internationaux s'apprête à attaquer l'éligibilité de Gianni Infantino.
Si les tribunaux lui donnent raison, le chemin du trône pourrait s'ouvrir par forfait de l'empereur.
Pourtant, le terrain politique réel ressemble à un parcours miné pour l'outsider camerounais.
Gianni Infantino, solidement ancré au pouvoir depuis 2016, a méthodiquement verrouillé l'appareil électoral international grâce à des redistributions financières records et un réseau d'alliances quasi indestructible.
Ironie du sort, la Confédération africaine de football (CAF) ainsi que la propre fédération du candidat, la Fécafoot dirigée par Samuel Eto'o, ont déjà réaffirmé leur soutien inconditionnel au président sortant.
Sans le vote de sa propre famille footballistique, la quête des parrainages obligatoires s'annonce d'une complexité absolue.
La véritable victoire de Jean Crépin Nyamsi ne réside peut-être pas dans le score final du scrutin prévu le 18 mars 2027 à Rabat, mais dans le sursaut de conscience qu'il provoque.
En osant défier l'ordre établi, il brise le mythe de l'invincibilité d'un système et prouve que l'Afrique refuse désormais de jouer les seconds rôles dans les coulisses du pouvoir.
Que Dr Nyamsi l'emporte ou qu'il soit stoppé par la machine électorale, sa démarche audacieuse a déjà réussi l'essentiel : forcer le football mondial à se regarder dans un miroir.
L'Afrique en marche du 29 octobre 2026 No 1283


