La fin de la Coupe du monde 2026 doit permettre à l'Afrique de faire le bilan et de se projeter pour 2030. Si le talent est là, que reste-t-il à faire ? Et si on faisait des projections pour 2020?
Quelle feuille de route le football africain peut-elle adopter afin de mieux aborder la Coupe du monde de 2030 ?
Au regard du bilan africain de la CDM 2026, en dépit de la présence de neuf équipes sur 10 en phase éliminatoire, cependant, tout porte à croire qu'il existe toujours un plafond de verre pour le football africain, celui d'une finale.
Comment briser ce plafond de verre? Quels sont les chantiers impératifs ? Pour 2030, le premier chantier doit être relatif à la densité de banc.
Ce qui passe par la détection de nouveaux joueurs pour renforcer les effectifs. En effet, la profondeur d’effectif des équipes africaines reste le maillon faible par rapport aux Nations sud-américaines et européennes.
Au titre du deuxième chantier, le football africain doit exiger aux clubs employeurs le respect strict des règles de la Fifa relatives à la mise à disposition des joueurs africains pour le stage avant tout tournoi international.
En effet, trop de sélections africaines arrivent en Coupe du Monde avec moins de 10 jours de stage commun alors que les équipes européennes en alignent entre 21 à 28 jours.
Comme troisième chantier, il faut des staffs techniques stables. En effet, le football africain doit éviter les limogeages intempestifs des sélectionneurs africains à la moindre incartade.
Les datas de 2026 sont claires : le talent est en là en Afrique. Cependant, la préparation ne suit pas correctement.
La CDM 2030, qui se jouera sur trois continents dont l'Afrique grâce au Maroc, co-organisateur, devra permettre à l'Afrique d'être davantage compétitive en lice jusqu’au dernier week-end.
MONDIAL 2026, BILAN MITIGÉ
Des 10 Nations engagées, neuf étaient qualifiées pour les 16 èmes de finale, malheureusement, une seule est parvenue en quart. Il s'agit du Maroc.
Et une question lancinante : le format élargi à 48 équipes a-t-il vraiment servi l’Afrique, ou n’a-t-il pas fait que confirmer l'existence d'un plafond de verre ?
Jamais dans l’histoire de la Coupe du monde, le continent africain n’avait aligné 10 représentants dans une même édition. Le passage au format 48 équipes, voulu par Gianni Infantino et entériné par le Conseil de la Fifa en 2017, a offert au continent neuf places directes via les éliminatoires CAF contre 5 auparavant.
À ce quota, s’est ajoutée la RD Congo via les barrages intercontinentaux. Un changement de paradigme.
Après le premier tour seule la Tunisie était éliminée. À l'étape des seizièmes de finale, les pays africains ont livré dans l'ensemble des prestations remarquables tout au long des matchs avant de s'écrouler dans la fameuse 86 ème minute, perdant plusieurs matchs coup sur coup. Seul le Maroc était parvenu en quart de finale.
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Au terme de ce mondial 2026, on retient que le Cap-Vert et l'Égypte ont été les éclairs dans la grisaille et que le Maroc poursuit sa dynamique, qui malheureusement a dû une fois encore buter sur l'ogre français.
Saroukath SALIM depuis les USA
L'Afrique en marche du 22 juillet 2026 No 1229

