« Titus, où sont passés nos chroniqueurs ?», me demanda le guide Bamba, roi du Mali, le samedi dernier à St Michel de Cotonou. Et voici ma réponse...

En marge de la messe du 5 ème anniversaire du rappel à l'Eucharistie céleste de Rosine Soglo, l'illustre dignitaire et gardien du temple malien a quitté Bamako pour venir assister à Cotonou à cette messe au nom de son amitié avec le président Soglo.

À cette question, après un large sourire, j'ai dû dire à la personnalité : « Vos têtes d'affiche sont toutes en vacances. Elles reprendront le 14 septembre prochain.».

« C'était important de nous le préciser.», rétorqua l'autorité. 

Cette personnalité a en partie raison et moi aussi.

Vous ne lisez plus Murielle Mensah, votre éditorialiste. Elle est la première partie en villégiature. C'est également le cas de Salifou Diagne, Ibrahim Diallo et Wilfried Gbégan. 

La dernière à rejoindre le groupe des vacanciers, c'est Saroukath Salim qui vient de boucler la Coupe du monde de football avec sa chronique : " Sur Les Rives Du Mississippi Au Sommet Du Mont Denali". 

Au sujet de Saroukath, nombreux étiez-vous à me dire qu'elle a été à la hauteur. Au début, dès sa proposition d'animer cette chronique, ai-je eu des sueurs froides le long de ma colonne vertébrale, car je craignais de la voir "ridicule", elle qui connaissait mieux les phrases de Donald Trump par cœur qu'un un jeu en losange en football ou le système tactique espagnol qui vient de dompter la planète footballistique entière.

La majorité de l'équipe est en vacances. C'est important de vous l'annoncer.

APRÈS NEUF MOIS, vos chroniqueurs, comme c'est le cas depuis 2021, doivent transformer leur silence en réflexion.  

Vos têtes d'affiche, après les certitudes confirmées ou assouvies sans oublier les doutes ébranlés ou infirmés,

deviennent des architectes invisibles au nom de leurs clauses contractuelles qui exigent des vacances. C'est le cas chaque année à l'accoutumée depuis 2021.

DURANT NEUF MOIS, vos chroniqueurs par la précision de leurs mots et la finesse de leurs analyses, et après avoir su tisser un fil d'ariane entre l'actualité brute et la profondeur de l'esprit, ont besoin de repos 

DURANT NEUF MOIS, grâce à eux, chaque chronique a été une invitation à regarder au-delà du miroir, à lire entre les lignes du monde. 

DURANT NEUF MOIS,  leur rigueur dans le décryptage n’a pas seulement informé ; elle a sculpté une signature, une identité, un rendez-vous attendu. 

Comme ce site excelle par l'art de rendre de chacun d'eux, les voici en vacances pour tourner temporairement les pages et pour laisser place à leur repos.

Animer un espace d'expression avec une telle régularité et une telle rigueur, demande effectivement un investissement de chaque instant.

Au nom de l’empreinte de leurs plumes, que chacun d'eux, Murielle, Saroukath, 

Salifou, Ibrahim, Wilfried... se repose très bien et soit inspiré pour la reprise. 

Le public attend déjà, inconsciemment conquis, leurs promesses de reprise. À très vite pour la rentrée le 14 septembre prochain. 

QUANT À VOUS CHERS INTERNAUTES, je vous remercie pour cette constance, pour cette passion infuse et pour ce don quotidien que vous faites pour nous lire.

Retrouvez vos chroniqueurs dès le lundi 14 septembre prochain avec beaucoup d'éloquence d'engagement, de rigueur et de talent.

En attendant la rentrée des chroniqueurs,  chers internautes, je vous invite à déguster les chroniques de l'expert Alexis AZONWAKIN qu'on ne présente plus sur l'échiquier africain.

Dans la galaxie de ceux qui usent d'une artillerie lourde en matière d'éloquence, il est depuis fort longtemps (trois décennies déjà) dans le pavillon de la gloire.

Titus FOLLY

L'Afrique en marche du 27 juillet 2026 No 1234