Les accusations de la part des proches du régime Goïta et de l'armée malienne expliquent la montée en puissance des rebelles du Front de libération de l'Azawad (FLA) par le soutien de mercenaires de divers horizons.
Ceux qui portent ces accusations ne mettent encore aucune preuve vérifiée démontrant la participation de mercenaires.
Qu'ils soient ukrainiens et même du Front Polisario sans oublier des Algériens, on n'a toujours pas des pistes qu'on a un soutien de mercenaires de divers horizons aux côtés des rebelles lors des dernières batailles, dont la bataille d'Anéfis.
Ces accusations de soutien de mercenaires de divers horizons relèvent-elles principalement de la guerre d'information?
La réalité du terrain et la composition des forces en présence lors des derniers affrontements se résument ainsi.
Les violents combats qui ont secoué plusieurs localités ces derniers temps ont opposé deux camps bien précis.
On a d'un côté, la coalition rebelle et djihadiste. Elle est strictement composée des indépendantistes touaregs du Front de libération de l'Azawad (FLA) et des terroristes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM /JNIM), affiliés à Al-Qaïda.
En face, il y a le camp gouvernemental qui réunit les Forces armées maliennes (Fama) et leurs alliés paramilitaires russes d'Africa Corps (ex-Wagner).
DESSOUS DE CARTE
L'idée d'une implication de mercenaires ukrainiens ou du Front Polisario est alimentée par deux facteurs.
D'ABORD, la rhétorique des parrains étatiques n'est pas à sous-estimer. En effet, suite aux intenses combats ces derniers temps, le commandement d'Africa Corps et les canaux officieux de l'Alliance des États du Sahel (AES) ont accusé des acteurs étatiques extérieurs d'avoir fourni un soutien logistique ou technologique (notamment des drones) aux rebelles. Cependant, aucune preuve tangible par Bamako n'a été formellement identifiée.
ENSUITE, les tensions géopolitiques régionales ont également leur pesant. En effet, les relations diplomatiques entre le Mali et l'Algérie sont très dégradées.
La proximité géographique du nord du Mali avec la frontière algérienne pousse régulièrement les accusations à affirmer, sans preuves, que l'Algérie ou ses protégés (le Polisario) soutiennent activement la rébellion touarègue pour déstabiliser la junte malienne.
En dépit de cette montée en puissance du FLA et du JNIM, l'armée malienne mène des contre-offensives.
En dépit de tout, après chaque bataille, après avoir été assiégés dans leur camp militaire, les soldats maliens et l'Africa Corps réussissent toujours à briser l'étau grâce à d'importants renforts terrestres et aériens pour reprendre le contrôle total comme ce fut le cas de la bataille de la ville d'Anéfis.
L'Afrique en marche du 1er octobre 2036 No 1263

