« Moussa Kaka est détenu par les autorités du Niger...», a confirmé officiellement le ministre de la Justice et des Droits humains, Alio Daouda. C'était lors d'un entretien avec Reporters sans frontières (RSF).
Le ministre de la Justice a déclaré que le journaliste avait « commis une infraction et qu'il devrait « répondre devant les juridictions ».
ANNONCE IMPORTANTE
Le ministre garde des Sceaux du Niger n'a cependant fourni aucun détail sur son lieu d'incarcération exact ni sur la nature des accusations portées contre lui.
Cette annonce marque la toute première prise de parole officielle du régime militaire nigérien concernant le sort du journaliste depuis sa disparition mystérieuse à Niamey depuis le 31 août dernier.
Malgré le soulagement de savoir le journaliste vivant, les organisations de défense des droits humains maintiennent une forte pression sur le régime de Niamey :
Le bureau Afrique subsaharienne de RSF qualifie cette situation de « détention totalement arbitraire ».
L'organisation souligne que le secret maintenu autour de son lieu de détention et l'absence d'accès à un avocat s'apparentent légalement à une disparition forcée.
Fin septembre, RSF avait déjà officiellement saisi le Comité et le Groupe de travail sur les disparitions forcées des Nations Unies, ainsi que la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, pour contraindre le gouvernement nigérien à faire la lumière sur cette affaire.
L'ONG demande sa libération immédiate.
À titre de rappel, Moussa Kaka, âgé de 66 ans est le directeur de la Radio Télévision Saraounia (RTS) et ancien correspondant de Radio France Internationale (RFI). Il n'a plus donné de signe de vie après avoir quitté ses bureaux à Niamey le soir du 31 août 2026.
L'Afrique en marche du 7 octobre 2026 No 1267


