Suite à certaines critiques après la publication de sa contribution intitulée : « Les présidents africains ne peuvent suspendre les partis politiques et se demander d'où viennent les groupes armés, d'où viennent les coups d'État....», Zéka Sizo, président AME, revient à la charge et précise cette fois-ci : « Au nom de la gouvernance de chaque pays, personne n’a le droit de suspendre un parti politique...». Lisez ci-dessous l'intégralité de cette nouvelle tribune.
UN GRAND NOMBRE DE PARTIS POLITIQUES DANS UN PAYS SIGNIFIE QUE CHACUN VEUT PARTICIPER À LA GOUVERNANCE DE SON PROPRE PAYS, IL FAUT SEULEMENT LES RÉUNIR POUR RETROUVER L’UNITÉ
Mesdames et Messieurs
Voici ma réponse suite aux réactions de certains qui pensent que j’étais à contre courant lorsque je défends les partis politiques dans ma publication dans le journal « L'Afrique en Marche ».
Le nombre de partis politiques ou associations dans un pays montre que chaque personne de ce pays veut participer à la gouvernance de son propre pays, et que personne n’a le droit de suspendre le parti politique ou association d'autres pour favoriser le sien. Mais il faut seulement les canaliser, les rassembler pour retrouver l’unité.
1- Nous cherchons l’union des peuples africains, l’union c’est notre force (union fait la force).
Voici la définition de l’union. Elle veut dire : « la bonne gestion de toutes nos différences politiques, religieuses, culturelles et sociales.».
2- Nous recherchons une gouvernance participative, populaire et transparente, cela veut dire que chacun se retrouve.
3- Nous refusons un petit groupe d’individus à la tête de l’Etat qui prend tout le pays en otage , cela veut dire la dictature qui impose l’union des peuples par la force des armes.
4- Nous voulons la participation des peuples africains à la gouvernance mondiale, à la gouvernance de l’Afrique et à la gouvernance de leurs pays, c’est-à -dire la création des nombreuses identités collectives qui permettent à chacun de participer à la gouvernance mondiale, de l’Afrique et de son pays
5- Nous voulons l’organisation des peuples africains au dessus des pouvoirs politiques et militaires , c’est-à-dire, nous voulons le pouvoir du peuple, les dirigeants qui se soumettent aux exigences du peuple
6- Le MICIC est un Mouvement de l’éducation permanente, cela veut dire que nous voulons l’éducation des peuples et non l’imposition par la force des armes.
7- Nous voulons que les dirigeants africains soient d’abord membres du MICIC avant de diriger le peuple, c’est-à- dire les dirigeants devront passer par l’éducation et non s’intégrer à la gouvernance par la force.
8- Nous refusons la domination des peuples africains par la force des armes et de la manipulation au non de la libération, c’est-à-dire le peuple ne doit pas être naïf et neutre, il devra s’impliquer dans la gouvernance, que personne n’écarte le peuple de la gouvernance.
9- Nous voulons l’union par la concertation pour rassembler tous les partis politiques et en sortir deux partis politiques par pays africains, cela veut dire la participation de tous les partis politiques et non la suspension.
Bref, le MICIC veut le vrai pouvoir du peuple et non la politisation des institutions au nom de la libération, nous soutenons tous l’union des peuples africains avant de soutenir l’union des politiques, le peuple africain devra orienter les politiques et non le contraire.
ZEKA SIZO
Président des AME
Président du groupe stratégique
Administrateur délégué du MICIC
Chargé des relations politiques depuis la Belgique 🇧🇪
lafriqueenmarche du 6 mai 2025 No 899
À titre de rappel, le MiCIC est le Mouvement international pour la construction des identités collectives. C'est une faîtière mondiale de la société civile dont le but est de coordonner des diasporas et sociétés civiles africaines.


