Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa sera à la fin de son dernier mandat à la tête de ce pays et du Congrès national africain (ANC). Alors que l’organisation politique historique traverse une période de profondes turbulences politiques et sociales, une question brûlante agite les cercles du pouvoir. « Qui sera le successeur de Ramaphosa au sein du parti historique de Nelson Mandela ?».
Trois prétendants seraient en lice pour prendre les rênes de l'Afrique du Sud au terme du dernier mandat de Cyril Ramaphosa.
Le premier cité a nom Paul Mashatile, actuel vice-président. Il apparaît comme le dauphin naturel. Cependant, son assise populaire reste à consolider.
Gwede Mantashe, vieux briscard et cadre influent de l’aile dure de l'ANC. Il est expérimenté, mais son âge pourrait jouer contre lui.
Enfin, on a Ronald Lamola. Ce jeune ministre à la tête du département de la Justice, est vu comme un outsider charismatique capable d’incarner le renouveau.
D’autres noms circulent également, notamment dans les provinces, où de puissants barons locaux cherchent à tirer leur épingle du jeu.
MISSION DIFFICILE POUR CHOISIR SUCCESSEUR...
L’ANC, affaibli par la corruption, les luttes internes et une perte d’influence électorale, se retrouve à un tournant décisif. La fin bientôt du mandat de Ramaphosa, oblige les cadres du parti ANC à envisager une nouvelle génération de leadership.
La bataille pour le contrôle du parti risque d’être âpre. En effet, il y a d'un côté les partisans d’une ligne de réformes économiques modérées et ceux favorables à un virage plus radical pour séduire une jeunesse impatiente de changements.
La succession de Ramaphosa ne sera pas qu’une affaire interne. Elle déterminera l’avenir politique de l’Afrique du Sud. À titre de rappel, 'e pays fait face à une inflation persistante, un chômage endémique touchant particulièrement les jeunes et une contestation sociale qui s’intensifie.
Si l’ANC ne parvient pas à se réinventer, un nouveau recul historique lors des prochaines élections générales n'est pas à exclure. Au-delà des noms, c’est la survie même de l’hégémonie politique de l’ANC qui est en jeu.
Ramaphosa, qui conserve une stature d’homme d’État respecté, semble vouloir peser sur le choix de son successeur, afin d’éviter une guerre fratricide au sein du parti.
Mais dans un ANC fracturé entre intérêts divergents, la route vers la désignation d’un dauphin s’annonce semée d’embûches.
John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud
lafriqueenmarche du 20 septembre 2025 No 1008


