Le président comorien, Azali Assoumani a protesté en présence Emmanuel Macron suite à une déclaration du président français sur Mayotte. « J'ai appris à ne pas répondre aux provocations...», déclare en direct le président comorien.
«Aucune de nos îles ne peut relever seule les défis qui se présentent à tous», a dit Emmanuel Macron à la tribune.
Le président français poursuit : « Je ne saurais être complet sans évoquer l'intégration de l'ensemble de nos îles du sud-ouest de l'océan Indien dans la coopération régionale...».
Le locataire de l'Elysée dit encore : «J'ai dit que la COI se caractérisait par un esprit d'amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération depuis 40 ans. C'est ce qui fait notre force. Et nos territoires font face en effet aux mêmes défis. Et ces défis ne connaissent pas les frontières...».
Emmanuel Macron souligne en outre : « Parce que nous devons partager cette ambition commune au service de l'intérêt de tous, nous ne pouvons pas laisser un territoire et ceux qui y vivent à l'écart d'un certain nombre de nos programmes.».
« Je pense bien évidemment à Mayotte, île et territoire de l'océan Indien, que, dans les faits, vous avez mis au coeur de votre solidarité quand elle a été si durement éprouvée. L'implication de nos populations, l'intégration de toutes nos îles dans les efforts de la COI pour la prospérité et la sécurité, dans la pluralité de ses dimensions, maritimes, alimentaires et pour la santé, sont dans l'intérêt de nos peuples et de la région. Et je sais pouvoir compter sur l'engagement de tous pour avancer de manière pragmatique vers cet objectif.», conclut Emmanuel Macron.

RÉPONSE DU BERGER...
Azali Assoumani a déclaré de visu à Macron : « Mayotte est comorienne.». Le président comorien a aussitôt répondu du tac au tac à son homologue, le président français qui, a donc plaidé, à l'occasion pour l’intégration de Mayotte à cette organisation intergouvernementale.
Emmanuel Macron a fait cette proposition au sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Commission de l’océan Indien (COI), qui s'est tenu ce jeudi à Antananarivo (Madagascar).
À cette occasion, Emmanuel Macron a plaidé pour l'intégration de Mayotte au sein de cette organisation.
Cette proposition de Macron a engendré un échange tendu entre le président français Emmanuel Macron et son homologue comorien.
...À LA BERGÈRE
« En vertu du droit international, l’île de Mayotte est une île comorienne », a fait savoir le président comorien.
Il a appelé la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, à reconnaître cette réalité juridique. Le président comorien a recentré le débat sur le différend territorial opposant les Comores à la France :
Soulignant avoir appris à ne pas répondre aux provocations, le président comorien a tenu à rappeler que : « La dème de la COI, c'est le respect du droit international.»
« Ainsi, en vertu du droit international, l'île de Mayotte est une île comorienne , Nos pays en sont les témoins. Et à plus forte raison la France, qui est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies», a-t-il souligné.
UN DIFFÉREND À REGLER...
Le président comorien Assoumani martèle encore : « C'est pourquoi, avec les présidents français, y compris mon frère Macron, nous nous sommes attelés à un dialogue franc, sincère et responsable pour aboutir à une solution moralement acceptable et juridiquement valable pour la résolution de ces différends territoriaux qui nous opposent.».
« Comme cela avait été agréé avec sagesse par nos aînés dès le 2e sommet de la COI à La Réunion en 1999», a tenu à faire savoir le président comorien qui a par ailleurs fait part de sa détermination de voir ce dialogue approfondi au niveau bilatéral.
À titre de rappel, Madagascar, Maurice, les Seychelles, les Comores et la France au titre de La Réunion sont les cinq États qui font partie de la COI créée en 1982.
Salifou DIAGNE correspondant en Belgique
lafriqueenmarche du 25 avril 2025 No 888


