La 70 ème réunion de la Commission baleinière internationale (CBI) (IWC70), aura lieu du 27 septembre au 2 octobre 2026 à Hobart, en Australie. Une résolution relative aux baleines défendue par le Brésil (qui mène campagne face aux autres puissances opposées), est à l'ordre du jour. Le gouvernement de Wadagni va-t-il soutenir cette résolution brésilienne ? Ou va-t-il se ranger dans le camp des puissances réfractaires comme les USA et le Japon sur cette question internationale très sensible de la vie des baleines ? 

Le Brésil est historiquement l'un des pays leaders de la conservation des cétacés au sein de la CBI. 

Rappelons que la CBI est un organisme international indépendant et non un organe de l'Onu.

Le Brésil avait notamment porté et fait adopter la célèbre Déclaration de Florianópolis sur le site officiel de la CBI en 2018, réorientant l'organisme vers la protection indéfinie des baleines plutôt que la gestion de leur chasse.

La stratégie du Brésil exposée propose un projet de sanctuaire. En effet, ce pays, aux côtés de l'Argentine et de l'Uruguay, tente de faire voter la création d'un sanctuaire des baleines dans l'Atlantique Sud. 

Lors de la précédente réunion de la CBI en 2024, cette proposition majeure a échoué de très peu (à une seule voix près), car le Bénin n'avait pas voté pour la résolution brésilienne.

Pour 2026 en Australie, le Brésil est décidé à remettre cette résolution environnementale à l'ordre du jour lors des sessions de vote.

Rejeté de justesse à une seule voix près lors de la précédente session (IWC69 en 2024), ce texte phare revient au cœur des débats de l'IWC70 à Hobart (Australie) pour sanctuariser définitivement cette région marine.

VOICI LES GRANDS AXES DE LA STRATÉGIE BRÉSILIENNE

D'ABORD, elle veut une interdiction totale de la chasse commerciale et la protection stricte. Pour le Brésil, il faut prohiber de manière définitive et absolue toute forme de chasse commerciale à la baleine dans les eaux de l'Atlantique Sud. 

Dans cette optique, pour le Brésil, il faut consolider à l'échelle régionale, le moratoire mondial de 1986 décidé par la Commission baleinière internationale (CBI) face aux pressions régulières des Nations pro-chasse.

ENSUITE, le Brésil veut une délimitation d'une vaste zone de protection par une couverture géographique. Pour le Brésil, il faut établir un sanctuaire géant d'environ 20 millions de kilomètres carrés.

Ainsi, on aura des frontières maritimes avec une zone qui s'étend des côtes Est de l'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay) jusqu'aux côtes de l'Afrique de l'Ouest ( y compris les côtes du Bénin) pour venir jusqu'au sud contre le sanctuaire de l'Océan Austral.

EN OUTRE, le Brésil défend une recherche scientifique non létale et écotourisme. Ce qui passe par un changement de modèle économique. 

Dès lors, le Brésil soutient la promotion de l'utilisation non létale des cétacés en remplacement de la chasse par l'observation durable des baleines (whale watching). Rappelons que le Brésil donne lui-même l'exemple avec un secteur en pleine expansion économique chez lui.

Le Brésil défend donc la recherche pacifique et veut coordonner des programmes de recherche scientifique internationaux centrés sur les méthodologies d'étude non invasives et le suivi des routes migratoires.

ENFIN, le Brésil défend également l'atténuation des menaces d'origine humaine. Il s'agit de mettre en œuvre des protocoles stricts au sein des flottes de pêche pour réduire les risques de prises accessoires (bycatch) de cétacés dans les filets.

Pour cela, le Brésil s'oppose à la pollution et au trafic maritime afin d'évaluer les impacts environnementaux globaux tels que les collisions avec les navires marchands, le fléau des déchets plastiques et le bruit sous-marin.

QUELLE EST LA POSITION DU BÉNIN PAR RAPPORT AUX ARGUMENTS DU BRÉSIL?

Par rapport à la résolution du Brésil sur les baleines, le Bénin va-t-il soutenir cette campagne brésilienne ? 

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Le Bénin est historiquement opposé à la résolution du Brésil portant sur la création d'un sanctuaire de baleines dans l'Atlantique Sud.

Rappelons que le Bénin a déjà notamment voté « NON » lors des sessions clés de la Commission Baleinière Internationale (CBI).

La position du Bénin va-t-elle varier cette fois-ci ?

Saroukath SALIM correspondante aux USA

L'Afrique en marche du 28 septembre 2026 No 1260