"CENT JOURS DE ROMUALD WADAGNI : LES PREMIERS CONTOURS D’UN BENIN EN MOUVEMENT. LA REPUBLIQUE AU CHEVET DU QUOTIDIEN, DES DECISIONS, DES VISAGES, DES VIES POUR UN NOUVEAU SOUFFLE", tel est l'intitulé de cette chronique.
Gouverner, ce n’est pas seulement administrer un pays. C’est porter une espérance, répondre aux urgences, anticiper les besoins et surtout, transformer progressivement les conditions de vie des populations.
Derrière chaque milliard investi, il y a une école à réhabiliter, un centre de santé à renforcer, une famille à soulager, une jeune fille à maintenir sur le chemin du savoir, un agriculteur à aider à vivre dignement du fruit de son labeur.
Dans la vie d’un État, les cent premiers jours constituent précisément ce temps où se dessinent les premières orientations, où se prennent les premières décisions et où se révèlent les premières priorités.
C’est le temps des actes fondateurs, celui où l’on commence à percevoir dans quelle direction souffle le vent nouveau. Etant entendu qu’une politique publique ne trouve sa véritable grandeur que lorsqu’elle commence par rencontrer la réalité des territoires, des familles et des existences. Ce n’est qu’ainsi que se note l’efficience d’une gouvernance qui se mesure à sa capacité à transformer l’espérance en réalité.
A y voir de près, les cent premiers jours du gouvernement du président Romuald Wadagni sont suffisamment riches en actes qui permettent de discerner sa méthode et apprécier son ambition : celle d’un État qui entend faire de l’amélioration des conditions de vie des populations, la mesure ultime de son action.
Le temps est désormais venu pour scruter les premiers signaux, apprécier les premières impulsions et, surtout, poser la question essentielle : cette nouvelle philosophie du pouvoir saura-t-elle s’inscrire dans la durée ?
...LES BÉNINOIS ET LES 100 JOURS
Dans l’urgence du moment, que devront retenir les 13 millions de Béninois de manière tangible, des cent premiers jours du gouvernement du président Wadagni ?
C’est à cet exercice que s’est livré le ministre, porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, à l’occasion de sa sortie médiatique du vendredi 4 septembre 2026.
Il en ressort quelques axes très édifiants et rassurants sur les perspectives heureuses qui pointent à l’horizon.
La gratuité du secondaire pour les filles.
C’est probablement l’une des mesures sociales les plus emblématiques des 100 premiers jours. À partir de la rentrée 2026-2027, la scolarité dans l’enseignement secondaire général et technique public devient gratuite pour toutes les filles, sur l’ensemble du territoire. Cette mesure vise notamment à réduire les obstacles économiques à la poursuite des études des jeunes filles.
Sur ce même front, 20 milliards de FCFA sont dédiés pour l’eau et l’électricité dans les écoles. Une mesure qui touche directement les conditions d'apprentissage et le cadre de vie scolaire.
Wilfried Léandre Houngbédji a surtout rappelé que de manière plus englobante, la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027 s’annonce comme une nouvelle étape dans la volonté du gouvernement de faire de l’éducation, un véritable levier de transformation sociale et de développement.
Près de 30 milliards de francs CFA sont mobilisés pour améliorer les conditions d’apprentissage et renforcer l’accompagnement des élèves et des étudiants.
Derrière cette enveloppe, ce sont des réalités très concrètes : des enfants mieux nourris, des salles de classe mieux équipées, des étudiants mieux accompagnés et des familles davantage soutenues.
Puisqu’on ne demandera pas à nos enfants de faire pousser des oreilles à leur ventre pour écouter d’abord les dogmes, le programme des cantines scolaires a été étoffé. Il devrait ainsi accueillir 500.000 nouveaux bénéficiaires. Soit 1,4 million à 1,9 million d’écoliers bénéficiaires.
Dans les zones frontalières confrontées aux risques sécuritaires, un dispositif d’urgence est également prévu pour assurer la continuité des enseignements et la protection des apprenants et des enseignants.
Ce qui donne une dimension supplémentaire à la lutte contre les inégalités d’accès à l’éducation. Car un enfant qui apprend le ventre vide n’a pas les mêmes chances de réussir qu’un enfant correctement nourri.
Dans les collèges, 12.000 tables-bancs sont annoncés pour contribuer à réduire le déficit en mobiliers scolaires. Dans l’enseignement supérieur, 63 bus neufs viendront renforcer le dispositif de transport universitaire, tandis que les bourses estudiantines connaissent une revalorisation pouvant atteindre 49 %.
L'État entend parallèlement encourager davantage les formations scientifiques, techniques et professionnelles.
Le cadre de vie et la santé des étudiants ne sont pas oubliés : réhabilitation de logements et d'infrastructures, amélioration des restaurants universitaires, construction de nouveaux restaurants, renforcement des infirmeries et amélioration de l’offre de soins sont annoncés.
Des mesures d’inclusion sont également prévues, notamment la gratuité de l’inscription des filles dans certaines formations techniques du secondaire et l’octroi de bourses aux étudiants en situation de handicap répondant aux critères définis.
Au-delà des chiffres, c’est donc une certaine conception de l’éducation qui se dessine : une école qui nourrit, protège, forme et prépare ; une université qui ne se contente plus de transmettre des savoirs, mais qui cherche aussi à améliorer les conditions de vie de ceux qui les reçoivent.
À L'ÉCOLE DANS LE CENTRE DE SANTÉ DE WADAGNI...
Comme le disait Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde. ».
Et le Bénin de Romuald Wadagni a cru devoir prendre cette arme au sérieux. Ces mesures posent une équation simple : investir dans l’éducation, c’est investir dans le capital humain ; investir dans le capital humain, c’est préparer le Bénin de demain.
Le second volet sur lequel s’est attardé Wilfried Léandre Houngbédji est relatif aux urgences médicales vitales.
Cette orientation traduit la volonté du gouvernement de faire de l'accès aux soins essentiels, une priorité immédiate de l'action publique. La philosophie de cette mesure est simple : une urgence médicale ne demande pas si le malade est riche ou pauvre. Elle ne demande pas son appartenance politique. Elle ne demande pas son origine. C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de constituer une dotation d’un milliard de FCFA pour permettre aux hôpitaux publics de disposer d'intrants nécessaires à la prise en charge systématique des urgences vitales, sans condition préalable lorsque le pronostic vital est engagé.
Quelle différence cela peut-il faire dans la vie d'une famille ? Parfois, toute la différence entre quelques minutes gagnées et une vie perdue. Entre une famille qui sort de l’hôpital avec un proche vivant et une famille qui rentre avec le silence du deuil, il y a une différence.
Les inégalités territoriales sont également à l'ordre du jour. On ne pourra pas passer sous silence, la lutte contre l’extrême pauvreté et les inégalités territoriales que le gouvernement du président Wadagni s’est fixé également comme priorité.
Cette mesure insiste donc sur une régionalisation plus forte du développement afin de réduire les écarts entre les communes. C'est un élément important du nouveau cap : ne plus mesurer uniquement le développement à l'échelle nationale, mais regarder aussi les écarts entre les territoires.
A la lumière de ces quelques actions parmi les nombreuses mesures du gouvernement de Romuald Wadagni, les cent premiers jours ne sauraient être un aboutissement. Ils sont un commencement, une promesse qui demande désormais à être confirmée par la durée, la constance et surtout, par les résultats ressentis dans la vie quotidienne des Béninois.
Il y a des signes qui ne trompent pas. L’oracle semble très rassurant.
Que donc les prochains jours répondent encore mieux par les actes !
lafriqueenmarche du 15 septembre 2026 No 1257


