Au lendemain de l’échec de la tentative de coup d’État qui a secoué le Bénin, les autorités judiciaires ont annoncé une série d’arrestations au sein des forces armées et parmi des civils soupçonnés de participation directe ou indirecte à la déstabilisation des institutions de la République. Que dit la loi?
Auteurs, complices et soutiens étaient devant la Criet. Au total, il y a 30 militaires et un civil qui ont été déposés sans oublier des activistes qui sont aux arrêts.
Cette vague d’interpellations soulève une question centrale : quelles sont les infractions retenues et que prévoit le Code pénal béninois en matière d’atteinte à la sûreté de l’État ?
Selon des sources judiciaires, plusieurs militaires et présumés complices civils ont été placés en garde à vue puis présentés devant les juridictions compétentes.
Les enquêtes visent à établir les responsabilités à différents niveaux entre auteurs, co-auteurs, complices, financiers ou instigateurs présumés.
Les autorités judiciaires insistent sur le respect des procédures légales, tout en affirmant que les personnes aux arrêts bénéficieront des droits garantis par la Constitution, notamment la présomption d’innocence et le droit à la défense.
Stanislas KPADÉ
lafriqueenmarche du 17 décembre 2025 No 1068
