Après avoir payé le prix fort dans la lutte contre l’extrémisme violent le 8 janvier 2025, le Bénin a commencé par relever les défis.
Après cette attaque terroriste sans précédent qui a profondément marqué l’histoire sécuritaire du pays, le pays se donne les moyens sécuritaires efficaces.
APRÈS CETTE ATTAQUE UNE ADAPTATION DE MISE
Sur le plan intérieur, l’attaque a permis à l'État du Bénin, d'évaluer les difficultés opérationnelles et renforcer les dispositifs de sécurité dans le Nord du pays.
En clair, la sécurisation et le renforcement des capacités militaires sont davantage des priorités. En effet, face à la menace qui s’est accrue ces dernières années, notamment dans le Nord du pays, les autorités béninoises ont renforcé les effectifs militaires et les moyens logistiques dans le cadre du cadre "Opération Mirador", opération lancée pour sécuriser les zones frontalières.
Aussi, le partenariat avec des forces régionales et internationales, notamment à travers le partage de renseignements et l’acquisition d’équipements, sont-ils de mise.
Dans ce cadre, on peut citer des avions de surveillance offerts par l’Union européenne et des engins militaires de pointe acquis. Tout ce matériel a renforcé la capacité opérationnelle militaire du Bénin face au terrorisme.
Le Bénin a aussi intensifié les patrouilles frontalières et multiplié les actions offensives contre les bases djihadistes identifiées dans les zones transfrontalières.
Pour une Nation historiquement pacifique, cette attaque a constitué un tournant. Cette attaque a ébranlé la conscience collective avec les enjeux de la sécurité nationale.
En outre, après cette attaque, le débat sur la coopération régionale est de mise, notamment avec le Niger et le Burkina Faso (toujours réticents), pour mieux contrer les flux transfrontaliers des groupes armés.
À L'HORIZON
Un an après cette attaque, le Bénin se renforce face aux menaces terroristes persistantes.
Si des progrès ont été réalisés en matière de coopération et de capacité militaire, l’extension des activités de groupes comme le JNIM montre que la sécurité reste un chantier en cours pour le Bénin, dont la partie septentrionale est aux portes du Sahel.
Nourou TIDJANI
L'Afrique en marche du 16 janvier 2026 No 1093
