Le gouvernement de transition du Burkina, sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré, a lancé, un programme inédit de formation patriotique et civique. Ce dernier est destiné aux nouveaux bacheliers. L'objectif affiché est de renforcer l’engagement citoyen, la cohésion nationale et le sens du devoir envers la patrie, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et la lutte contre le terrorisme.
"Parcours citoyen", tel est le nom de baptême de ce programme. Il concerne l’ensemble des admis au baccalauréat 2025.
Durant cette formation de six semaines, les modules incluront l’histoire du Burkina Faso, les valeurs républicaines, la discipline civique, mais aussi des ateliers de secourisme, de protection civile et de participation à des travaux communautaires.
Des séances d’initiation militaire légère sont également prévues, dans le but de: « forger l’esprit d’équipe et le sens de la défense nationale ». En somme, c'est un stage avant d’intégrer les universités ou écoles supérieures.
Ainsi, les jeunes participeront à ce stage d’une durée de six semaines, stage qui allie cours théoriques et activités pratiques.
...LE CAPITAINE TRAORÉ DIT QUE : «...»
Lors de la cérémonie de lancement à Ouagadougou, Ibrahim Traoré a déclaré qu': « Un peuple fort se construit par des citoyens conscients et prêts à servir leur Nation. Nos jeunes doivent être fiers de leur pays et capables de le défendre.».
Le capitaine Traoré a insisté sur l’importance d’une jeunesse : « Éveillée, disciplinée et unie » face aux tentatives de déstabilisation.
Cette initiative s’ajoute à d’autres réformes entreprises par le capitaine Traoré depuis son arrivée au pouvoir. On peut citer la promotion de la consommation locale, la lutte contre la corruption et le renforcement des Forces de défense et de sécurité.
Pour ses soutiens, cette dernière initiative confirme la volonté du président de forger une génération capable de relever les défis futurs du Burkina Faso.
Le programme suscite des réactions diverses. Pour les partisans du gouvernement, il s’agit d’une mesure salutaire pour renforcer l’identité nationale et impliquer les jeunes dans la vie citoyenne. Certains y voient même une première étape vers un service civique national obligatoire.
Cependant, des voix critiques s’interrogent sur le financement, l’organisation logistique et le risque de militarisation de la jeunesse.
En dépit des critiques, ce projet s’inscrit dans une vision plus large.
Jean-Pierre SAMOU correspondant au Burkina
lafriqueenmarche du 14 août 2025 No 976


