En février 2026, le différend frontalier maritime entre le Togo et le Ghana a franchi une étape historique avec le passage de la négociation bilatérale à l'arbitrage international. 

Le gouvernement ghanéen a officiellement notifié au Togo, le 20 février 2026, sa décision de porter le litige devant un tribunal arbitral.

DÉCISION DU GHANA, LE OK DU TOGO 

La procédure est engagée sous l'égide de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM/UNCLOS).

Réaction du Togo : Le gouvernement togolais a déclaré avoir pris acte de cette décision le 25 février 2026, tout en réaffirmant son engagement pour un règlement pacifique conforme au droit international. 

Cette décision met fin à une longue période de diplomatie directe qui n'a pas permis d'aboutir à un consensus.

L'échec des négociations découle du fait que les deux pays menaient des discussions techniques depuis huit ans (depuis 2018) sans trouver d'accord sur la ligne de démarcation.

Les désaccords portent sur la méthodologie de délimitation et l'interprétation des données nautiques. Des tensions étaient apparues, notamment suite à la présence de navires militaires ghanéens dans la zone contestée.

UNE ZONE MARITIME RICHE EN...

Le litige concerne une zone du Golfe de Guinée potentiellement riche en ressources pétrolières et gazières offshore. 

En effet, cette frontière maritime querellée, donc au cœur du différend entre le Togo et le Ghana, revêt une importance stratégique majeure en raison de ses richesses naturelles. 

En effet, les principales ressources identifiées dans cette zone contestée sont énergétiques (Pétrole et Gaz). C'est l'enjeu central. 

La région est considérée comme potentiellement très riche en gisements de pétrole et de gaz naturel. Des activités d'exploration ont déjà causé des tensions, notamment en 2017-2018 lorsque le Togo a intercepté des navires de recherche sismique ghanéens.

Mieux, cette région maritime est également riche en ressources halieutiques.

En effet, le secteur de la pêche est vital pour les économies locales. La délimitation de la frontière déterminera les zones exclusives de pêche pour les deux pays dans des eaux poissonneuses.

Ressources Minérales : Au-delà des hydrocarbures, le sous-sol marin pourrait contenir d'autres dépôts minéraux précieux typiques du Golfe de Guinée. 

À titre de rappel, le Ghana a officiellement saisi en février 2026 le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) pour obtenir une délimitation définitive sous l'égide de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS). 

Le Togo a pris acte de cette procédure afin de sécuriser juridiquement les futurs investissements dans la zone. 

Le recours à l'arbitrage vise à obtenir une délimitation juridiquement contraignante afin de sécuriser les investissements économiques et d'éviter une escalade des tensions entre les institutions des deux États. 

Cette démarche rappelle le précédent entre le Ghana et la Côte d'Ivoire, résolu par le Tribunal international du droit de la mer en 2017. 

Koffi TETEY au Ghana 

L'Afrique en marche du 5 mars 2026 No 1131