Au nombre des candidatures annoncées à la tête de l'Onu en 2026, et ce au terme du mandat de António Guterres, secrétaire général sortant des Nations Unies, deux femmes sont déjà en lice pour ce prestigieux poste.
...CHILI ET COSTA RICA
Deux principales candidates féminines sont officiellement annoncées ou fortement pressenties pour la course.
D'abord, il y a Michelle Bachelet de Chili.
Michelle Bachelet de Chili a déposé son dossier le 23 septembre dernier.
Elle est ancienne présidente du Chili, ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme et ex-directrice de l’ONG "Onu Femmes". Sa candidature a été annoncée le 23 septembre 2025 par le président chilien, Gabriel Boric.
Outre la Chilienne, il y a Rebeca Grynspan de Costa Rica.

Rebecca Grynspan de Costa Rica dont la candidature est annoncée le 8 octobre 2025.
Elle est diplomate et ancienne vice-présidente du Costa Rica, actuelle secrétaire générale de la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Sa candidature a été rendue publique le 8 octobre 2025.
DEUX PROFILS, MAIS CARNET D'ADRESSES...
Bachelet et Grynspan disposent toutes les deux, d’une solide expérience diplomatique, de réseaux multilatéraux et d’une forte crédibilité internationale.
Leur candidature permettrait au continent latino-américain de briguer de nouveau ce poste, et d’apporter un équilibre régional, un facteur souvent pris en compte dans les négociations.
Le fait d’être une femme devient un atout important dans le contexte actuel de montée des demandes de parité, de justice de genre et de réforme de l’Onu.D'autres candidatures seront-elles enregistrées? On attend de voir.
Pour l'élection du prochain SG/Onu, la communauté internationale s’active pour désigner son successeur à l'actuel SG/Onu. Ce sera en fin décembre 2026.
Pour la première fois depuis 80 ans d’histoire, l’Onu pourrait élire une femme à ce poste. C'est une perspective longtemps évoquée, mais jamais réalisée.
...AU-DELÀ DES ENJEUX
Aucune femme n’a encore occupé le poste de secrétaire général de l’Onu. Cette absence crée une pression symbolique et politique pour qu’une première capitaine Onu soit élue.
Le mécanisme de nomination le permettrait-il ? En effet, la candidature des États membres est d’abord examinée par le Conseil de sécurité puis soumise à l’Assemblée générale.
Il faut au minimum neuf voix favorables au Conseil et aucun veto des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni).
DÉFIS EN ATTENTE...
Il y a d'abord le blocage potentiel par un veto d’un membre permanent du Conseil de sécurité, qui pourrait demeurer un obstacle majeur.
Ensuite, il faut compter avec les dynamiques régionales et géopolitiques qui peuvent favoriser un candidat masculin ou provenant d’une région sous-représentée, même si une femme est nominée.
Mieux, Le calendrier est serré. En effet, la campagne officielle ne commencera pleinement qu’en 2026, ce qui laisse peu de temps aux États et aux candidates pour mobiliser alliances et soutiens.
Le choix ne se limitera pas au genre. Les États-membres chercheront aussi un profil capable de reformer l’Onu, de gérer les crises multiples (sécurité, climat, développement),et de restaurer la crédibilité de l’organisation.
Le slogan "Madame la Secrétaire générale" se diffuse déjà dans les cercles de la société civile de l'Onu.
De nombreuses voix réclament non seulement une femme, mais aussi une refonte du leadership de l’Onu dans un monde en mutation.
Saroukath SALIM correspondante aux USA
lafriqueenmarche du 8 novembre 2025 No 1040


