Au terme de la qualification des « Guépards » le 18 novembre dernier à Tripoli, les nouvelles n’étaient pas bonnes. Suite aux actes de violence subis par certains ambassadeurs du football béninois, le gouvernement béninois, a décidé de rapatrier en urgence, son onze national. Mais avant, l’avion spécial qui doit ramener les Béninois doit avoir l’autorisation de survol du territoire du Niger. Le régime de Niamey a-t-il accepté ?
Pour rapatrier les « Guépards » de Tripoli, le gouvernement du Bénin avait deux impératifs à régler.
Le premier imposait au Bénin d’affrêter un avion spécial. Cet objectif a été atteint, car les joueurs ont embarqué à 11h40 le mardi 19 novembre dernier. Ils était à bord d’un appareil de la compagnie « Sky Vision Airlines » affrété dans les brefs délais par le gouvernement béninois.
…SURVOL DU TERRITOIRE, DEMANDE OBLIGATOIRE
L’autre impératif obligeait l’exécutif Talon à formuler et soumettre une demande de survol du territoire du Niger à son homologue nigérien.
Au comble de la relation gouvernementale entre les deux pays avec des hauts ( médiation Soglo-Yayi et décrispation en cours) et des bas (frontière toujours fermée du côté nigérien), le pouvoir du général Tiani n’a trouvé d’inconvénient au survol de son territoire par un avion transportant l’équipe nationale de football du Bénin.
De Tripoli à Cotonou, le ciel nigérien est le couloir aérien direct, c’est-à-dire le parcours le mieux indiqué à moins de s’imposer un détour compliqué dans plus autres cieux africains avant de rejoindre Cotonou.
Les « Guépards » du Bénin terrorisés dans la capitale libyenne après leur qualification face aux « Chevaliers de la Méditerranée » de Libye sont revenus à Cotonou avec un avion, qui a eu l’accord de principe pour survoler le ciel nigérien.
Entre le Niger et le Bénin, les heurts et autres s’éclipsent peu à peu et la décrispation fait son bonhomme de chemin.
Amidou DJERMA
Site lafriqueenmarche du 24 novembre 2024 No 772


