La Roumanie possède une industrie nucléaire civile active et cherche à sécuriser son approvisionnement en combustible pour sa centrale de Cernavodă.

Sur le plan stratégique, le choix du pouvoir Tiani (la Roumanie), lui permet de surfer sur une neutralité juridique relative en tant que pays membre de l'Union européenne.

Dès lors, la société "Nuclearelectrica" présente une vitrine commerciale légitime et moins agressive politiquement qu'une entité étatique russe ou iranienne. 

QUESTION IMPORTANTE ...

En choisissant une société roumaine, le régime Tiani avait-il l'intention de trouver un acquéreur du stock d'uranium, puis d'injecter des liquidités urgentes au Niger, tout en négociant des compensations financières ou des accords en coulisses qui pourraient satisfaire à la fois Niamey, les acheteurs finaux et potentiellement Orano pour clore le litige? Question sans réponse pour le moment.

Bien que le Niger et la Russie aient signé un mémorandum d'accord sur le nucléaire civil, "Rosatom" a démenti participer directement au rachat de ce stock spécifique.

...SANS RÉPONSE POUR LE MOMENT 

Outre le contentieux avec "Orano", la Russie n'a pas non plus voulu prendre de risque, celui de transporter l'uranium par la route à travers le Sahel vers le port de Lomé (Togo) pour l'envoyer en Russie, risque sécuritaire immense face aux groupes terroristes de la région.

De plus, la Russie qui subit déjà une surveillance internationale accrue,  une transaction sur une matière aussi sensible et contestée en justice aggraverait l'isolement de la Russie déjà sous embargo.

Par quelle voie ce dossier va-t-il contre un dénouement? Entre  diplomatie économique pour écouler ce minerai hautement stratégique ou verdict du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), on attend de voir.

L'Afrique en marche du 2 octobre 2026 No 1264