Houngbédji politique
L'Afrique en marche
Des ministres de la Défense et des chefs d’état-major et ministres de la région ouest-africaine sont réunis à Abuja depuis le lundi 25 août 2025. Cette rencontre est un sommet sur la défense et la sécurité en Afrique de l’Ouest. L’événement, vise à renforcer la coopération militaire face au terrorisme et aux menaces transfrontalières. Invités à cette rencontre internationale, les pays de l'AES n'y étaient pas. Ce sommet, intervient dans un climat de tensions entre la CEDEAO et les pays de l’AES. Pour rappel, ces derniers ont annoncé leur retrait de l’organisation régionale en janvier 2025.  ...

Des ministres de la Défense et des chefs d’état-major et ministres de la région ouest-africaine sont réunis à Abuja depuis le lundi 25 août 2025.

Cette rencontre est un sommet sur la défense et la sécurité en Afrique de l’Ouest. L’événement, vise à renforcer la coopération militaire face au terrorisme et aux menaces transfrontalières.

Invités à cette rencontre internationale, les pays de l'AES n'y étaient pas. Ce sommet, intervient dans un climat de tensions entre la CEDEAO et les pays de l’AES. Pour rappel, ces derniers ont annoncé leur retrait de l’organisation régionale en janvier 2025. 


RAISONS DE L'ABSENCE...

Les trois États sahéliens, dirigés par des pouvoirs militaires, reprochent à la CEDEAO et à ses principaux membres, dont le Nigeria, une posture jugée hostile après les sanctions imposées à la suite de leurs coups d’État.

A Bamako, Niamey et Ouagadougou, le boycott est motivé par le rejet de la tutelle de la CEDEAO.

En effet, les pays de l’AES accusent la CEDEAO d’être influencée par des puissances étrangères, notamment la France.

Ces trois pays jurent affirmer leur autonomie sécuritaire, à travers l’Alliance des États du Sahel, qui a déjà lancé des initiatives militaires conjointes contre les groupes armés.

S'agissant des désaccords sur la stratégie régionale, les pays de l’AES privilégient de nouveaux partenariats sécuritaires avec la Russie et d’autres puissances émergentes. 

Cette option se fait au détriment des schémas de coopération traditionnels dominés par la France et les USA.


...DÉCISIONS IMPORTANTES

Malgré cette absence de l'AES, le sommet d’Abuja a réuni une dizaine de délégations, notamment celles du Ghana, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Bénin. 

Les discussions ont porté sur la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime.

Aussi, ont-ils surfé sur le partage de renseignements, et la création de mécanismes financiers pour soutenir les armées nationales.


MAINTENIR LE CAP...

Cette rencontre démontre à plus d'un titre qu'il existe une fracture. Cette dernière pourrait affaiblir la lutte contre les menaces transfrontalières et compliquer la gestion sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

Cette sous-région présente dorénavant deux fronts. D’un côté, il y a une CEDEAO menée par le Nigeria et ses alliés traditionnels, qui misent sur une coopération multilatérale. 

En face, on a l'Alliance sahélienne repliée sur une stratégie sécuritaire autonome, qui s’éloigne de plus en plus des cadres régionaux classiques.

Le boycott des pays de l’AES illustre donc le clivage croissant au sein de la région ouest-africaine.

En dépit de tout, le Nigeria, qui assure un rôle central en Afrique de l’Ouest, est fier d'avoir organisé ce sommet.

Pour le pouvoir de Tinubu, il faut maintenir la nécessité d'une approche collective, car aucune Nation ne peut vaincre seule la menace terroriste.


Disu SIRIKU correspondance particulière depuis le Nigeria 


lafriqueenmarche du 27 août 2025 No 987

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