Cette photo de Trump qui trône assis au milieu des nôtres debout, fait le buzz au pays de l'Oncle Sam. Cette situation ne démontre-t-elle pas à suffisance que les services de communication de ces cinq dirigeants africains, invités à Washington ont manqué le coch?
Les cinq services de communication venus d'Afrique avec ses dirigeants africains, n'ont ni fonctionné, ni en amont, ni en aval de ce rendez-vous historique à la Maison blanche.
On voit l'image de Trump assis au milieu dans la position de "l'aigle américain incarné". Cette posture de l'inérable homme d'Etat américain toujours sulfureux, n'a pas surpris. Il suffit de surfer sur quelques morceaux choisis.
Le président Trump dit au president sénégalais Diomaye Faye : « Il a eu un parcours très intéressant. Il paraît jeune, même s’il est un peu plus âgé qu’il n’en a l’air. Il fait un travail fantastique. L'ancien gouvernement l’a traité très injustement, mais il a tenu bon. Félicitations à lui, vraiment.».
Plus encore, Donald Trump a demandé aux dirigeants africains d'être bref dans la présentation après la longue présentation du président de Mauritanie.
Ainsi, les autres à leur tour, diront leurs noms et pays : « Nous n'avons pas assez de temps si vous pouvez aller vite s'il vous plaît.», affirme encore le président américain pour interrompre le président de la Mauritanie qui traînait dans la présentation en entrant dans d'autres contextes.
...PART DE RESPONSABILITÉS
Les preuves sont là que peu de nos dirigeants ont le discernement quand il en faut, pour l'affirmation de leur propre dignité et/ou pour notre ego collectif autrement désigné sous le vocable de "souveraineté". Ce concept en vogue, qui irrite comme une notion porteuse de gale...
Cet état de choses, parce que leur "moi", si souvent surdimensionné, se traduit par leur trop grande complexe ne leur permet pas, hélas, d'avoir l'écoute de leurs populations, encore moins de leurs mandants et pas du tout celle de leurs détracteurs.
Quant aux services de communication ayant accompagné les présidents africains, avec leur caution/coupable, ils sont fautifs pour n'avoir pas fait leur job. Leur contrition et leur dérobade ne suffisent pas pour laver l'affront de l'Afrique humiliée.
Après les humiliations de la traite négrière, après les stigmates de la colonisation, après les préjugés déconcertants au lendemain des indépendances, ces cinq présidents africains ont cautionné et entériné le complexe d'infériorité ou de condescendance qui infantilisent davantage l'Africain.
Au-delà des objectifs atteints par chacun, tous ensemble, en représentants du continent, ils devront mesurer l'impact communicationnel négatif, à long terme, que leur posture immortalisée de quelles secondes, aura sur l'image habituellement projetée sur l'homme Noir, à travers les âges, à travers des décennies...
Le continent africain ne doit permettre ni accepter des situations de complexe d'infériorité ou de condescendance.
John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud
lafriqueenmarche du 11 juillet 2025 No 951


