Le commandant du Commandement des États-Unis pour l'Afrique,

le lieutenant-général, Michael E. Langley était en Algérie et après en Côte d'Ivoire. Des Etats de l'AES doivent-ils s'en inquiéter ? 

Le Mali est en contestation ouverte de la tutelle de l'Algérie. La Côte d'Ivoire et le Burkina Faso ne sont pas sur les mêmes longueurs d'onde ces derniers temps après les coups d'État déjoués au Burkina. Voilà l'état des lieux de la géopolitique ouest-africaine et ouest/Maghreb.



Le lieutenant-général Michael E. Langley, commandant du Commandement des États-Unis pour l'Afrique avec les présidents Tebboune d'Algérie et Ouattara de Côte d'Ivoire.


C'est dans ce contexte trouble que le commandant du Commandement des États-Unis pour l'Afrique, le lieutenant-général Michael E. Langley a fait un tour en Algérie et en Côte d'Ivoire après.


LIGNES DE DÉFENSE...

Ces deux visites sont-elles un hasard de calendrier ou l'administration Trump est-elle entrain de choisir ses camps contre le Mali face à l'Algérie d'une part puis entre le Burkina et la Côte d'Ivoire ?

Deux hypothèses se télescopent par rapport à ces deux voyages.

Pour les tenants de la 1ere thèse, on ne peut débarquer en Algérie pour rencontrer le président Tebboune si la visite n'était pas programmée de longue date. 

Mieux, les défenseurs de cette thèse ont la même lecture du voyage du général américain en côte d'ivoire chez Ouattara. 

Dans ces deux puissances régionales (le Maghreb pour l'Algérie et la CEDEAO pour la Côte d'Ivoire), on ne "débarque" pas à la présidence à l'improviste.

Cependant, d'autres récusent cette thèse de rencontres préparées de longues dates et pensent que les USA seraient entrain de choisir ses camps entre l'Algérie et le Mali et la Côte d'Ivoire et le Burkina.

Pour ceux qui soutiennent cette ligne, il y aurait des signes avant-coureurs d'une alliance contre ces deux pays de l'AES. 

« Rude et longue est la mêlée, et il urge que les mains des compatriotes de l'AES soient prêtres à  arracher l’épée contre le Mali et le Burkina.

En effet, depuis la victoire de l'armée malienne à Kidal, une victoire qui brille au ciel et que la couronne de la gloire apparait aux yeux des Maliens, l'Algérie comme une ennemie pleine de rage, redouble ses coups,

Après avoir détruit il y a quelques jours, un drone de reconnaissance malien, l'Algérie qui n'inspire plus confiance est capable de nouer toutes les alliances possibles pour tenter de soumettre le Mali.

Mais, le pays des fiers empires ne redoute ni l'Algérie ni ses amis à la bannière. 


Moudou HAÏDARA correspondance particulière depuis Bamako 


lafriqueenmarche du 4 mai 2025 No 897