Lors de l'audience de ce 29 avril 2026 au tribunal régional de Pretoria, l'activiste panafricaniste, Kémi Seba, a vu son dossier de demande de libération sous caution reporté au 11 mai 2026. Il reste donc en détention provisoire en Afrique du Sud. 

Kémi Seba, son fils Khonsou (18 ans) et leur facilitateur présumé, le Sud-Africain François Van der Merwe, demeurent incarcérés en attendant la prochaine audience fixée au 11 mai prochain.

STRATÉGIE DE LA DÉFENSE, NOUVELLE PISTE POUR LE PARQUET 

Au cours de cette audience, la stratégie de la défense pour contrer la procédure d'extradition du Bénin, a été réitérée. 

Les avocats de Kémi Seba, ont déposé une demande d'asile politique en Afrique du Sud, affirmant qu'il est victime de persécutions politiques.

Quant au Parquet, au regard des éléments saisis lors de l'arrestation de Kémi Seba (la Police a saisi plusieurs téléphones portables et environ 318 000 rands en espèces environ 17 000 euros). Ce qui a conduit les procureurs à demander un délai supplémentaire pour enquêter sur d'éventuels soupçons de blanchiment d'argent. 

À titre de rappel, les motifs de l'arrestation nous ramènent à l'interpellation de Kémi Seba le 13 avril dernier dans un centre commercial de Pretoria.

Signalons également que Kémi Seba est officiellement poursuivi par les autorités sud-africaines pour séjour illégal (dépassement de visa de deux mois) et tentative de franchissement clandestin de la frontière vers le Zimbabwe.

Mieux, il faut rappeler la menace d'extradition vers le Bénin de Kémi Seba. Celui-ci fait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par Cotonou pour incitation à la rébellion et apologie de crimes contre la sûreté de l'État, suite à son soutien affiché à une tentative de coup d'État manquée au Bénin en décembre 2025.

John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud 

L'Afrique en marche du 29 avril 2026 No 1167