La tenue du G20 en Afrique du Sud ne se fait pas sans frictions. L’un des points saillants est l’absence notable des États-Unis, qui affaiblit selon certains l’impact diplomatique du sommet.  

Le président américain Donald Trump a boycotté le sommet, évoquant des accusations contre l’Afrique du Sud, ce qui fragilise la dimension multilatérale de la rencontre. 

Cette configuration reflète des mutations plus larges. En effet, le monde semble s’acheminer vers un ordre multipolaire où les puissances émergentes et les voix du Sud gagnent du terrain.  

Pour l’Afrique, il s’agit d’un moment à double tranchant avec plus d’influence, mais aussi plus de responsabilité pour formuler des propositions crédibles sur des dossiers complexes comme le financement climatique ou les réformes financières mondiales.


FORMULATION DE PROPOSITIONS CRÉDIBLES...

Le thème "Solidarité, Égalité, Durabilité" proposé par la présidence sud-africaine n’est pas qu’un slogan. Il  guide l’agenda du sommet pour un développement durable et inclusif.

En effet, la justice climatique est un volet particulièrement sensible. De nombreux pays africains réclament depuis longtemps un soutien plus massif pour faire face aux impacts du changement climatique, au regard des pertes et dommages, sans oublier adaptation, accès aux financements. 

Le G20 sud-africain pourrait aussi ouvrir la voie à des partenariats autour des technologies. On peut citer IA, numérisation, infrastructures digitales, innovation. 

Ces leviers sont considérés comme déterminants pour une industrialisation durable, mais aussi pour autonomiser les jeunes et les PME africaines.


John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud


lafriqueenmarche du 23 novembre 2025 No 1051