La Chronique internationale de Salifou DIAGNE

La défaite du premier ministre hongrois, Viktor Orbán a perdu les élections législatives en Hongrie, après 16 années de pouvoir ininterrompu. Dès cette défaite, peut-on voir midi à 14 h entre ceux qui pleurent et ceux qui jubilent? 

En Hongrie, ce 12 avril,  Viktor Orbán, après 16 ans de pouvoir a été battu. Le scrutin a été remporté par Péter Magyar, leader du parti de centre-droit "Tisza", qui a infligé un revers historique au parti "Fidesz" de Orbán.

Péter Magyar (parti Tisza), ancien proche du régime passé dans l'opposition, a pu allonger sur le parvis l'ombre d'un géant.

Viktor Orbán, après 16 ans de brassard de capitaine, quitte le navire alors que la mer, soudain trop calme, semble avoir oublié le nom de celui qui domptait les tempêtes.

Viktor Orbán, a été enfin battu, lui dont le soleil de son ère planait depuis 16 ans. Viktor Orbán a été à la tête d'une Nation qui s'était habituée à l'exceptionnel. 

JOIE À BRUXELLES,  LARMES À MOSCOU ET WASHINGTON

Il y a dans cette défaite, une étrange majesté. C'est celle d'un écho d'une déception qui résonnera à Moscou et Washington. 

Si, cette défaite de Viktor Orbán est également celle de Donald Trump et Vladimir Poutine, qui  doivent avoir une grise mine ce matin pour avoir perdu un allié de taille.

En effet, L'Américain et le Russe vont enfin mesurer l'ampleur de la trajectoire de cet allié qui va leur manquer pour diverses raisons.

À l'opposé, la défaite de Viktor Orbán dans les capitales européennes, avec l'ombre du chêne,il est des soirs où l’horloge ne se contente pas de marquer l’heure, mais de clore un âge. 

En effet, pendant 16 hivers et autant d’étés, son nom fut le rythme même, la silhouette familière sculptée dans le marbre du pouvoir qui dérangeait dans les couloirs de Bruxelles.

Pour l'Union européenne, Viktor Orbán fut le chêne au milieu de la plaine : celui qui encaisse la foudre pour épargner la forêt, celui dont les racines s'étaient confondues avec le sol de la patrie, celui qui dérangeait les intérêts européens.

Viktor Orbán était pour les Européens, l'épine éternelle dans les souliers des technocrates de l'UE 

À Bruxelles, ce géant politique qu'on croyait invincible, oubliant que même la pierre s’effrite sous le vent souverain de l'histoire, est donc parti. 

Il suffit de bien lire les réactions de satisfaction dans les capitales européennes pour se faire une bonne idée relative au vertige que donnait ce roc qui s'efface.

Avec cet horizon qui s'en va, les Européens ne regretteront pas seulement l'homme ou sa politique. 

Le chêne est tombé, mais le paysage en gardera la mémoire, là où la lumière, désormais, frappe le sol avec une clarté nouvelle et brutale.

L'Afrique en marche du 13 avril 2026 No 1156