L'Editorial de Murielle MENSAH

Le gouvernement de Talon est en pleine phase de transition  avant la prise des rênes du Bénin par Romuald Wadagni. À l'heure où Patrice Talon apprend l'art de quitter et son dauphin, l'art de devenir, le Bénin démontre que sa démocratie demeure le socle d'une Nation plus forte, plus unie et résolument tournée vers le soleil de sa prospérité. Que retenir de cet avenir à bâtir ? 

Le gouvernement Talon s'assure que l'administration continue de fonctionner, tout en préparant l'investiture de Romuald Wadagni.

Dans les pays comme les USA, la France...des pays à têtes nucléaires,  la transition favorise le transfert du code atomique entre le sortant et le nouveau.

Ici, même sans code nucléaire, Patrice Talon, a beaucoup de choses à  transmettre. Dans cette perspective, il poursuit le coaching de son successeur avant la prestation de serment, le 24 mai prochain.

AVANT LA CÉRÉMONIE D'INVESTITURE

Avant que Romuald Wadagni, ne prenne les rênes du Bénin, la transition a commencé comme un passage politique et technique. Objectif, garantir que le nouveau dirigeant dispose d'un temps d'avance pour agir efficacement dès son investiture. 

La transition doit être célébrée avec élégance et profondeur symbolique pour ce moment de passation, où le coaching entre le président sortant devient un acte pour garder l'État revigoré avant la cérémonie de serment.

Dans une démocratie qui s'enracine, le passage de témoin permet de faire la transmission de pouvoir  avec sagesse.

Avec la transition qui a commencé, il y a des instants où l’histoire ne s’écrit pas avec des discours, mais avec des actes et regards partagés. 

La passation de pouvoir, au-delà de ses rituels constitutionnels, est le sommet d’une chorégraphie invisible : celle du passage de témoin.

Dans ce face-à-face confidentiel, le coaching n’est pas une leçon de direction, mais un don de vision. C’est l’instant où le président sortant, gardien d’une mémoire d’État, chuchote à son successeur les secrets que seul le sommet de la montagne peut révéler. 

Ce n'est plus un homme qui s'efface, mais une expérience qui s'offre. Le coaching entre les deux présidents, découle alors d'un art du subliminal. 

La transmission du rythme avant l'heure, favorise de transmettre à l'entrant, le pouls de la Nation, l'art de distinguer l'urgence de l'essentiel dans le silence feutré des bureaux de la Marina,  notre présidence de la République.

Dans l'héritage de la continuité, Romuald Wadagni étant le dauphin de Patrice Talon, pour la première fois depuis 1991, qui consacre notre renouveau démocratique, la transition se transforme en une évolution maîtrisée plutôt qu'en une rupture. 

Le coaching devient alors le ciment d'une stabilité où le projet de société s'affine. À ce niveau de responsabilité, transmettre en douce le pouvoir, est un service et une preuve de notre maturité démocratique. 

En clair, se joignant aux bienfaits de la transition  et si le Bénin chantait les hautes louanges d'un avenir radieux ?

L'Afrique en marche du 27 avril 2026 No 1167