Au lendemain de la tentative de coup d’État qui a secoué le Bénin le 7 décembre 2025, la justice réaffirme avec fermeté que nul n’est au-dessus de la loi en dépit de la présomption d'innocence. Dès lors, la justice multiplie désormais les actions pour faire la lumière sur les responsabilités et établir clairement le degré d’implication de chaque acteur dans cette affaire politique et militaire.
Le temps de la justice est déjà en branle après la tentative de coup d'État. Ainsi, au titre des interpellations militaires lors des évènements, il faut souligner les actes de la justice sur le front politique.
Sur ce dernier, on peut citer les Interpellations de Candide Azannaï, le président du parti " Restaurer l'espoir" et Chabi Yayi, le fils de l'ex-président Boni Yayi.
Mieux, il faut souligner le mandat d'arrêt international lancé contre Kémi Seba.
...TEMPS DE LA JUSTICE
Depuis les évènements du 7 décembre 2025, une vaste opération judiciaire et sécuritaire est en cours, dirigée par le Parquet béninois et les autorités judiciaires compétentes.
Plusieurs soldats ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi l’événement, tandis que d’autres personnes civiles ou militaires sont toujours recherchées par les services de sécurité.
Le gouvernement a insisté sur le fait que tous ceux qui ont participé ou encouragé cet acte anticonstitutionnel répondront devant la loi, sans exception. « La justice suit son cours et aucun individu, quel que soit son rang, ne sera protégé s’il a violé la Constitution ou conspiré contre l’État », a déclaré un haut responsable judiciaire sous couvert d’anonymat.
AU MENU DES ENQUÊTES...
Les investigations portent à la fois sur les actions directes des mutins, la structure de leur organisation, ainsi que sur d’éventuelles complicités externes ou soutiens occultes, y compris au-delà des frontières.
Les magistrats cherchent notamment à déterminer si des réseaux politiques ou des figures influentes ont encouragé ou financé cette tentative de putsch, ainsi que le rôle réel de Pascal Tigri, désormais fugitif.
Cette démarche judiciaire s’inscrit dans un contexte où la démocratie béninoise, longtemps considérée comme un modèle de stabilité dans la région ouest-africaine, est mise à l’épreuve par l’instabilité politique croissante. Le président Talon, tout en préparant la transition vers l'élection présidentielle et les autres élections générales programmées, a réaffirmé que le respect de l’État de droit était la clé du progrès national.
Tandis que de nombreuses forces politiques et sociales appellent à la transparence et à la fermeté dans les enquêtes en cours, la communauté internationale suit de près l’évolution de l’affaire, soulignant l’importance de sanctions judiciaires appropriées et d’un retour complet à l’ordre constitutionnel.
Les autorités judiciaires ont pour l’instant préféré ne pas rendre publiques toutes les informations sur le déroulement des enquêtes, invoquant la nécessité de préserver la procédure et de ne pas compromettre l’opération de collecte de preuves.
À titre de rappel, dans la matinée du 7 décembre dernier, un groupe de soldats s’est emparé de la télévision nationale et a annoncé publiquement la chute du président Patrice Talon et la dissolution des institutions de la République.
Ce groupe s’est autoproclamé :« Comité militaire pour la refondation » et a désigné le lieutenant-colonel Pascal Tigri comme son chef.
Cependant, grâce à l’intervention prompte et coordonnée des forces fidèles au gouvernement et au soutien de troupes régionales, notamment nigérianes et ivoiriennes dépêchées dans le cadre des mécanismes de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la situation a rapidement été maîtrisée et l’ordre constitutionnel rétabli.
Nourou TIDJANI
lafriqueenmarche du 14 décembre 2025 No 1065


