Lors de sa sortie télévisée, Patrice Talon a mis en exergue de nombreux enjeux juridiques.
D'abord, il y a l'application de la réforme du système partisan et du Code électoral. Talon insiste sur le fait que la réforme du système partisan (réduction du nombre de partis, conditions d’enregistrement, etc.) et le Code électoral ne sont pas à remettre en cause.
Cela renvoie à la légalité de ces textes : s’ils sont contestés, cela peut donner lieu à des recours devant la Cour constitutionnelle du Bénin ou d’autres juridictions.
Le fait que certains partis n’arrivent pas à satisfaire aux conditions d’accès aux élections ne doit remettre en cause l'édifice juridique de ces deux textes.
DOUBLE REGARD...
Ensuite, cette sortie a permis à Talon d'insister sur l'indépendance de la justice et la non-ingérence de l’exécutif.
En rejetant l’accusation de vouloir exclure l’opposition, Talon pose une limite juridique et institutionnelle.
L'opposition est une composante essentielle de la démocratie, une opposition protégée par la Constitution et des textes internationaux auxquels le Bénin adhère.
Cependant, son invitation à des « échanges » entre majorité et dissidents pourrait soulever une ambiguïté sur la frontière entre liberté d’adhésion/émancipation politique et la pression exercée par l’exécutif.
Nourou TIDJANI
lafriqueenmarche du 5 novembre 2025 No 1037


