Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2026, une présumée tentative de coup d’État qui visait le régime du capitaine Ibrahim Traoré, a secoué la capitale et plusieurs grandes villes du pays. Que retenir des recoupements ?
Selon plusieurs sources sécuritaires, une présumée action organisée par des éléments hostiles au gouvernement de transition, aurait été neutralisée par les forces de défense et de sécurité burkinabè avant qu’elle ne puisse se concrétiser.
L’alerte aurait été donnée aux alentours de 23 h GMT le 3 janvier, entraînant une mise en alerte des unités militaires et policières présentes à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.
EN ATTENDANT UNE RÉACTION GOUVERNEMENTALE...
Des informations concordantes indiquent que des informations relatives à cette opération d'éléments putschistes, ont circulé rapidement sur les réseaux sociaux. Ce qui a suscité l’inquiétude de la population.
Les forces de sécurité auraient interpellé au moins un individu présenté comme le cerveau présumé de l’opération, après une intervention rapide des services de renseignement.
L’exploitation de son téléphone aurait révélé des éléments jugés “hautement compromettants”. Ce qui a permis et conduit à plusieurs autres arrestations.
Des suspicions pèsent sur des réseaux d’opposants, dont certains seraient liés à d'anciens autorités gouvernementales en exil, et à d'autres relais situés à l’étranger.
Pour l’instant, aucune communication officielle détaillée n’a été faite par le gouvernement burkinabè.
Cette présumée tentative de coup d'État alimente les spéculations sur les motivations, l’ampleur exacte et les éventuels acteurs externes impliqués.
... MOBILISATION POPULAIRE AU PROFIT DU RÉGIME TRAORÉ
Face aux rumeurs de putsch, des associations de la société civile et des partisans du régime, regroupés notamment sous "La Veille Citoyenne", ont organisé des rassemblements spontanés dans les rues pour montrer leur soutien au capitaine Traoré.
Ces manifestations se sont déroulées principalement aux rond‑points stratégiques de Ouagadougou et de Bobo‑Dioulasso, où des slogans en faveur de la souveraineté nationale ont été scandés tard dans la nuit.
Les manifestants ont également appelé à une vigilance accrue et à des sanctions contre les auteurs présumés.
Mieux, ces soutiens populaires ont appelé à contrer toute tentative de déstabilisation et ont affirmé leur attachement à la stabilité du pays et à la marche de la Transition.
...TRAORÉ, DES POINTS CONTRE LE TERRORISTES
Ce contexte de déstabilisation survient à un moment où la situation sécuritaire exacerbée par les attaques djihadistes dans le Sahel, s'améliore.
Le capitaine Ibrahim Traoré, qui dirige la Transition depuis le renversement de son prédécesseur en 2022, Paul-Henri Damiba, œuvre inlassablement ces derniers mois à la reconquête du territoire national face aux groupes jihadistes.
Jean-Pierre SAMOU correspondant au Burkina
lafriqueenmarche du 5 janvier 2026 No 1085


