La Chronique internationale de Salifou DIAGNE
Nombreux sont les pays africains qui sont sous le parapluie russe de Poutine ou celui chinois de Xi Jiping. Si Donald Trump décide de capturer un jour, un président africain proche de ces deux leaders puissances mondiales, l'africain visé peut-il compter sur l'homme fort du Kremlin ou le No 1 Chinois pour dissuader Donald Trump ?
Avec la capture de Maduro, il n'y a plus de doutes. Nous sommes davantage dans un jeu de domino.
Dès lors, les nombreux présidents africains qui répondent au claquement de doigts de Poutine et de Xi Jiping, sont-ils protégés si Trump décide de passer à l'acte?
...PROTECTION DES MENTORS EN DIFFICULTÉ ?
La décision de capturer Maduro est-elle de nature à rassurer certains présidents africains proches de Moscou ou Pékin ?
En effet, tout démontre que quand Donald Trump va décider de semer dès l'aurore, et d'envahir avec les éléments de l'US Army, un palais présidentiel africain, sous un soleil luisant ou dans la nuit qui fait éclore la fleur et le fruit, il ira tout joyeux cueillir les épis sans que personne à Moscou ni Pékin ne soit d'un utile secours.
Désormais, la tâche est immense et dur le terrain sans aucune espérance pour les présidents africains, "filleuls" de Poutine ou de Xi Jiping.
Quand Donald Trump va décider de "kidnapper" en Afrique, la vague de condamnations pour une violation flagrante du droit international et de la souveraineté nationale, sans oublier une forme d’impérialisme moderne, ne suffiront pas.
Moscou va qualifier l’opération d’illégale et potentiellement déstabilisatrice pour le système international.
La Chine, quant à elle, avec ses intérêts économiques significatifs en Afrique, va seulement exprimer sa consternation, et dénoncer un acte, un précédent dangereux.
En Afrique, après la capture de Maduro, la compétition entre puissances, semble être à l'avantage de Donald Trump.
Certes, une opération militaire directe contre un gouvernement en place sans mandat du Conseil de sécurité de l’Onu est une méthode contestable et potentiellement dangereuse pour un ordre mondial basé sur des règles.
La maxime qui reste à garder dorénavant se résume ainsi : « Face à Donald Trump, bon courage, amis africains !».
Entre Poutine, Xi Jiping et Donald Trump, les présidents africains savent pour quel maître désormais semer.
lafriqueenmarche du 6 janvier 2026 No 1086


