À la veille de l'entrée en lice du Portugal, son sélectionneur Roberto Martinez était devant la presse. Son homologue de Desabre l'était aussi. Que retenir des propos de chacun en ce qui concerne ce match tant attendu Portugal/RDC?

Le coach portugais s'est exprimé en conférence de presse.

Il a montré du respect pour la RDC et a évoqué ses liens personnels avec les "Léopards".

« Félicitations à la RD Congo. C'est une équipe que je connais bien. Quand j’étais sélectionneur de la Belgique, il y avait beaucoup de joueurs binationaux. Notamment Joris Kayembe, par exemple, qui a fait ses débuts avec moi et qui joue maintenant pour le Congo...», a dit à l'entame ce sélectionneur à l'entame de sa déclaration.

Il poursuit et salue le  parcours de cette équipe : « Battre le Nigeria et la Jamaïque pour revenir après 52 ans d’absence, on a beaucoup de respect pour ce qu’ils ont accompli...».

Le sélectionneur appelle ses joueurs à ne pas sous-estimer la RD-Congo. Il déclare que : « On sait que la Coupe du Monde est une compétition qui va très vite. Sur le papier, il peut y avoir des équipes qui paraissent plus faibles, mais sur le terrain, et dans un match, tout peut arriver...»

« 90 minutes, c’est long, et on doit être plus que prêts à gagner chaque match... », dit-il encore.

Martinez refuse l'étiquette de favori et rêve de faire mieux qu'en 1966 il affirme :  

« Les vrais favoris, c’est ceux qui ont déjà gagné la Coupe du monde. Nous on doit progresser...».

Il insiste : « L’objectif est clair. Il s'agit de faire ce que personne n’a jamais fait avec le Portugal. Comme en 66 avec Eusébio. L’Euro et la Nations League, c’est fait, maintenant on rêve de la Coupe du Monde.»

Martinez sait que la RDC arrive avec une motivation. Il déclare : « Ils arrivent avec la tête haute, ultra motivés et avec la sensation qu’ils sont imbattables après les barrages...».

Sur le groupe K : Martinez insiste sur le fait que : « C’est un groupe très compétitif. La Colombie est toujours difficile à jouer, et l’Ouzbékistan a fait de grosses qualifs...».

Martinez insiste encore : «La RDC, on la respecte. C’est la CDM, pas de match facile. Cependant, on vient pour faire mieux que 1966...».

Annoncé sur le départ par plusieurs médias, Martinez conteste et laisse planer le doute. Il lâche :« Quoi qu’il arrive, ce tournoi marquera la fin d’une ère pour le Portugal, avec ou sans Martinez. », dit-il pour conclure. 

À noter que le sélectionneur portugais pourrait partir après trois ans à la tête de la sélection selon plusieurs médias.


DESABRE OPTIMISTE...

Face à la presse,  Sébastien Desabre,  le sélectionneur des "Léopards" de la RDC, a dit son objectif par rapport à ce match.

Le coach a abordé en premier l'état d’esprit de l'équipe. Desabre se veut être positif malgré une préparation perturbée par Ebola.


Sur la prépa compliquée

À cause de l’épidémie Ebola, le camp prévu en RDC a été annulé. 

L’équipe a fait 21 jours de quarantaine plus un stage en Belgique / Espagne avant d’entrer aux USA, a expliqué le sélectionneur congolais. 

« On s’est adapté à la situation. On a dû se concentrer, comme on a souvent dû s’adapter. On a bien travaillé, on a joué deux matchs amicaux difficiles...».

Il fait savoir : « Les médecins sont en contact constant avec la Fifa, et nous suivons les protocoles sanitaires depuis la période COVID...».

Il poursuit : « Maintenant, c’est une autre étape pour nous. Il est temps de faire bonne figure dans ce tournoi »

Ensuite, il parle de l'Objectif principal, celui de faire bonne figure : « On a déjà eu l’honneur de se qualifier pour la phase finale. Maintenant, c’est à nous de faire bonne figure dans ce tournoi...».

Desabre voit un groupe K très compétitif où il faut jouer le 

Portugal le 17 juin à Houston, la Colombie le 24 juin à Guadalajara,et l'Ouzbékistan le 28 juin à Atlanta.

Il qualifie le groupe de « très compétitif. « Avec du respect pour le Portugal et la Colombie sans oublier l’Ouzbékistan, une équipe solide lors des qualifs, un onze national toujours difficile à jouer.», dit-il pour conclure.


...DE MÊME QUE SON CAPITAINE MBEMBA.

Avec le sélectionneur, le capitaine Chancel Mbemba, a apporté des clarifications sur l'ambiance au sein du groupe : « Nous sommes des professionnels. Chaque joueur continue à travailler pour progresser, même quand il joue moins en club...».

« On demande simplement au peuple congolais de croire en nous, de croire en l’avenir, et de continuer à nous soutenir.», a dit le capitaine congolais pour conclure. 


Par Saroukath SALIM correspondante aux USA


lafriqueenmarche du 17 juin 2026 No 1205