La collaboration technologique entre la Chine et l'Afrique franchit une nouvelle étape en 2025-2026. Elle passe de la construction d'infrastructures physiques (routes, ponts) à une intégration numérique et technologique profonde. L'Afrique va-t-elle profiter de la puissance technologique de la Chine ?
Les investissements chinois en Afrique ont atteint un record de 39 milliards de dollars en 2025.
Cet investissement cible désormais prioritairement le numérique, les énergies renouvelables et l'intelligence artificielle.
L'Afrique est devenue le premier bénéficiaire de la politique d'investissement de Pékin, avec des projets structurants qui transforment le quotidien, avec des domaines clés de l'innovation chinoise en Afrique.
À L'HEURE DE L'IA
La société "Huawei" est à l'avant-garde de la phase digitale de la coopération avec l'Afrique à l'heure où l'Intelligence artificielle (IA) déploie des centres de données cloud à travers le continent.
Au même moment, des algorithmes chinois sont de plus en plus intégrés dans les services urbains et financiers.
Il faut évoquer également la mobilité électrique. En effet, des marques comme BYD commencent à introduire des véhicules électriques sur des marchés comme le Bénin, soutenant la transition énergétique locale.
Parlant de technologies spatiales, la Chine aide à construire l'épine dorsale spatiale de l'Afrique. Elle a financé et construit la station au sol de l'observatoire d'Entoto en Éthiopie et la station de contrôle du satellite NigComSat-1R au Nigéria.
S'agissant des énergies vertes, face à une demande croissante, les entreprises chinoises multiplient l'installation de panneaux solaires et de batteries au lithium pour pallier les déficits énergétiques.
GAIN TECHNOLOGIQUE POUR L'AFRIQUE
Pour profiter de ces prouesses, plusieurs mécanismes de coopération et d'affaires sont actifs en 2026, avec des opportunités concrètes pour les Africains
Mieux, il y a la perspective de suppression des tarifs douaniers. En effet, à partir du 1er mai 2026, la Chine appliquera une suppression totale des tarifs douaniers sur les importations provenant de 53 pays africains, facilitant l'exportation de produits manufacturés et agricoles vers le marché chinois.
Toute cette dynamique est couronnée par la mise à disposition de bourses et formation. En effet, les candidatures pour les bourses du gouvernement chinois (CSC) pour l'année académique 2026/2027 permettent aux étudiants africains de se former directement dans les pôles d'innovation en Chine.
Entre la Chine et l'Afrique, il y a le transfert de compétences avec des initiatives comme la "China InnoTour for African Young Scientists" et la création du Centre de coopération Chine-Afrique sur l'innovation.
Toutes ces initiatives, visent à former les talents locaux aux technologies de pointe. E-commerce transfrontalier.Il urge de signaler le rôle important des plateformes comme Alibaba, Kilimall et KiKUU permettent aux entrepreneurs africains d'accéder directement aux produits technologiques chinois pour les revendre localement.
Au titre des projets phares par pays (2025-2026), on peut évoquer le "Nigéria Parc industriel gazier à Ogidigmen pour 20 milliards de dollars.
On a également le projet "Éthiopie Ligne ferroviaire Addis-Abeba". Au Mali, il y a le projet "Fermes solaires dans le Nord "
Que la puissance technologique chinoise remplisse d'une pure et vive foi L'Afrique. On espère que l'intérêt chinois aux minerais africains ne va-t-il pas être mis dans la balance ?
Djamiou ISSIAKOU
L'Afrique en marche du 18 mars 2026 No 1140


