Lisez ci-dessous, l'intégralité de l'adresse de Jean-Claude Kouagou, cadre du parti "Les Démocrates", message autour des idéaux dudit parti à l'occasion de la mobilisation des populations du Grand Perma.


Monsieur le Président Eric Houndété, Parain de l’événement

Monsieur le Président du Groupe Parlementaire LD

Mesdames et Messieurs les responsables à divers niveaux du Parti Les Démocrates

Honorables députés à l’Assemblée nationale

Mesdames et Messieurs les Conseillers du CES,

Honorables députés suppléments de Cotonou et de la 4è CE

Chères populations de Perma, de Tchoumi-Tchoumi et de Kouandata formant le Grand-Perma

Populations environnantes de Birni et de Chabi-Couma,

Mesdames et Messieurs

Mes Chers Parents et Amis


Avant de commencer mon propos, je voudrais louer le Seigneur qui nous a permis de nous retrouver ce jour, samedi 30 août 2025, au pays de l’Or. Je vous souhaite la bienvenue dans les creux des montagnes de l’Atacora qui vous accueillent dans son paysage pittoresque où je vous souhaite par ailleurs un agréable séjour.

Je voudrais franchement exprimer ma gratitude et ma reconnaissance aux hautes autorités et personnalités de notre Parti, qui nous font l’honneur de venir jusqu’à nous ici à Perma, rehaussant de leur présence la séance de sensibilisation à la citoyenneté et ce, malgré leur agenda, oh combien chargé ! Je le sais. 

Je voudrais surtout en cette circonstance saluer avec grande déférence notre Leader charismatique, j’allais dire, notre Guide, le Président Dr Thomas Boni YAYI, Homme d’Etat éclairé par la foi, qui nous indique à chaque instant des péripéties de notre vivre-ensemble, la voie du salut. Que le Seigneur le préserve de tout danger, l’inspire comme toujours et lui accorde la longévité pour le bonheur de notre commune Patrie. 

Comment pourrais-je achever cette séquence de reconnaissance, sans adresser mes remerciements à toutes les personnes qui n’ont ménagé aucun effort pour apporter leur grain de sel à l’organisation de cette séance. 

J’adresse mes sincères remerciements au Coordonnateur de la 4ème circonscription électorale, aux députés suppléants de la 4ème circonscription électorale, au Coordonnateur communal de Natitingou, à tous les camarades membres de la coordination communale de Natitingou ainsi qu’à mes collègues de service au siège national. J’adresse les mêmes remerciements à mes collègues membres de la Cellule de communication du Parti. En cet instant précis, j’ai une pensée particulière à l’endroit de mon jeune frère Julien Kandé KANSOU, injustement incarcéré à la prison civile de Ouidah. A mes chers collègues enseignants de tous ordres et de tous grades, j’exprime ma reconnaissance infinie. En cette période de fièvre électorale, je voudrais saluer avec beaucoup de chaleur, tous les anciens militants des autres partis et mouvements politiques de Natitingou qui nous ont rejoint dans la lutte âpre, que mène le Parti Les Démocrates, pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin. 


Mesdames et Messieurs

Chères populations du Grand Perma  

Populations environnantes. De mémoire de citoyens béninois, notre système démocratique n’a jamais été aussi perverti que sous le régime de la Rupture. 

Qu’il vous souvienne que du 19 au 28 février 1990, les acteurs majeurs et témoins privilégiés de notre indépendance nationale ainsi que des personnalités représentatives des corps constitués de la nation, avaient, par le biais de l’historique et mémorable conférence nationale, redéfini notre vivre-ensemble sous la bannière du renouveau démocratique et de l’Etat de droit. 

Cet héritage a été entretenu avec la crainte de Dieu durant un quart de siècle par les présidents Nicéphore SOGLO à qui je souhaite longue vie, Mathieu KEREKOU de vénérée mémoire et Dr Boni YAYI, l’infatigable serviteur du peuple. Dès lors, notre pays le Bénin était devenu, dans le concert des nations, le laboratoire de la démocratie en Afrique de l’Ouest. Mais aussitôt après la prise du pouvoir en 2016, le nouveau président de la République, au motif de réformes politiques et institutionnelles a entrepris de pourfendre notre label démocratique sur l’autel de la ruse et de la rage. 

En effet, les nouvelles autorités de notre pays, au lieu de renforcer le précieux acquis de la conférence nationale, ont méthodiquement, malicieusement et avec une brutalité déroutante, démoli les piliers de notre édifice démocratique et mis à mal notre vivre-ensemble. 

Pour y parvenir, les nouveaux dirigeants ont érigé un système judiciaire de frayeur, embastillé les institutions de contre-pouvoir, muselé et paupérisé les médias, fragilisé les organisations de la société civile, notamment les syndicats, pour enfin s’accaparer à eux-seuls, tous les leviers de l’économie nationale. Désormais, les producteurs du coton, de cajou et du soja ainsi que les transporteurs opérant dans les filières agricoles ne jouissent plus des fruits de leur labeur. Ils sont empêchés et dessaisis de leurs productions, parfois brutalisés de vendre au prix du marché. Ils sont contraints de livrer leurs récoltes aux prix dérisoires à l’Etat béninois. Et pourtant, nous avions opté à la Conférence nationale pour le libéralisme économique.

Une telle gouvernance qui s’exerce à l’ombre de lois iniques et en toute opacité, a fait du Bénin la risée du monde. 

Et, le laboratoire de démocratie dont se vantait notre pays, s’est transformé en un laboratoire d’effilochement du tissu social, de délabrement de l’économie nationale et d’exposition de la dignité humaine du fait de la vulnérabilité provoquée chez tous les citoyens par la privation du minimum social commun.

Je plains chaque fois nos concitoyens qui paient un prix fort au pont péage de Tigninti et à qui on interdit la vente des produits céréaliers et des cultures de rente au prix du marché. En 2026, nous plaiderons auprès du président de la République issu de nos rangs pour une réduction drastique des tarifs des ponts péages en général et de celui de Tigninti en particulier. Car, la situation socio-économique et politique de notre pays est devenue insoutenable de sorte que, le Bénin n’est plus un havre de paix pour les petits commerçants, déguerpis chaque jour dans toutes les grandes villeetc



Le Bénin n’est plus un havre de paix pour les esprits brillants et critiques. L’exclusion, les emprisonnements et les menaces d’emprisonnement, la contrainte à l’exil et à la clandestinité sont érigés en mode de gouvernance. 

Je ne peux me retenir de saluer la bravoure de ma sœur, Rékiatou MADOUGOU, du professeur Joël AÏVO, des camarades Bio Dramane TIDJANI, Julien Kandé KANSOU, des compatriotes Steeve AMOUSSOU, Comlan Hugues SOSSOUKPE et de bien d’autres vaillants combattants qui croupissent dans les geôles. Je salue le courage de nos compatriotes, Valentin DJENONTIN AGOUSSOU, Léhadi SOGLO, Komi KOUTCHE, Fatouma AMADOU DJIBRIL, Sébastien AJAVON et de bien d’autres. Chers compatriotes en prison ou en exil, la fin du calvaire est pour bientôt. Vous recouvrirez votre liberté et vous regagnerez incessamment la terre de nos ancêtres.

Faut-il le rappeler, les pratiques de kidnapping et de rapt sont devenues banales dans notre République. Elles frisent le terrorisme d’Etat et n’honorent plus notre pays dans le concert des Nations. Car, ces brutalités ont instauré de fait, chez nous, au-delà de la dictature, un régime autoritaire. Dès lors, l’avènement d’une juridiction d’exception, appelée CRIET, participe à créer la psychose, semer la terreur, la frayeur et la torpeur aussi bien chez les opposants politiques, les esprits libres, les plumes acerbes que sur l’ensemble des citoyens épris de paix et de justice sociale. C’est la raison pour laquelle l’animation de la vie politique a perdu de sa substance, tant les entraves à la jouissance des libertés fondamentales jonchent au quotidien les chemins des Béninois. 

C’est aussi la raison pour laquelle les déclarations de candidatures sérieuses à l’élection présidentielle peinent à se formaliser à six semaines du dépôt des dossiers de candidature. Prudence est mère de sûreté dit l’adage. Avec beaucoup de sang-froid et de sérénité, le Parti Les Démocrates prendra part aux différentes élections qu’il gagnera par des KO retentissants afin que les victoires soient limpides comme l’eau de roche et s’impose à la CENA, à la Cour suprême et à la Cour constitutionnelle. 


Chères populations du Grand Perma. Les élections générales qui pointent à l’horizon, sont l’ultime rendez-vous pour, d’une part, rompre totalement avec la rupture et, d’autre part, restaurer la démocratie et l’Etat de droit dans notre pays. Il urge de partager avec vous les enjeux et les défis afin que chacun vous prenne conscience de ce qui nous arriverait après avril 2026 si nous ne jouons pas pleinement notre partition. 

Mes Chers Parents, si nous nous abstenons de prendre d’assaut les centres de vote pour accomplir notre devoir civique, nous aurons contribué à instaurer une monarchie dans notre pays. La monarchie, c’est un système politique dans lequel le roi règne éternellement. C’est ce qu’il faut empêcher à tout prix en 2026 au Bénin. Avec ce que nous avons enduré au cours des neuf dernières années, voulez-vous que Patrice Talon soit encore président du Bénin après mai 2026 ?

Ce NON audible que vous venez de prononcer, traduit votre désapprobation de la gestion du pouvoir par le clan du président de la République. Vous exprimez par ce NON intelligible, l’envie d’un nouveau changement des pratiques républicaines au Bénin. Vous exprimez par ce NON votre détermination à vous affranchir de l’embrigadement. Vous exprimez surtout par ce NON votre engagement militant à opérer une alternance démocratique au sommet de l’Etat en 2026. Il nous revient tous ensemble de traduire ce NON dans les urnes aussi bien aux élections communales et législatives qu’à l’élection présidentielle du 12 avril 2026. C’est la seule opportunité qui nous reste pour reprendre notre destin en main. Car, en optant pour la démocratie et l’Etat de droit en 1990, nos pères fondateurs ont fait ces options en connaissance de cause de l’histoire politique de notre pays depuis l’indépendance nationale. Ils savaient que la démocratie, « c’est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple » et non la confiscation du pouvoir, de l’économie nationale et de la chasse à l’homme. 


Populations du Grand Perma, 

Soyez rassurées que demain, il fera bon vivre chez nous au Bénin. Les signes annonciateurs de ce lendemain meilleur sont désormais visibles. En effet, quand le Président Talon affirme publiquement devant la jeunesse qu'ils s'écrivent et se voient souvent avec le président Yayi, et que ce dernier ne se retrouve pas dans de tels propos, c'est que la fin est proche, 

Quand le Président affirme que les idéologies de gauche et de droite sont les mêmes, en contradiction avec les théories des sciences politiques, à moins de vouloir délibérément semer la confusion dans les esprits des plus jeunes, c'est que la fin est proche. 


Quand un Président en fin de mandat réduit tous ses potentiels dauphins à néant et déclare dans les médias, qu'il fera savoir son candidat le plus tard possible, ne vous faites plus d'illusion, je vous le dis, il fait sa valise pour libérer la Marina, 

Quand les adhésions de responsables des structures de base des partis de la mouvance affluent de toutes les contrées du pays, au profit du parti Les Démocrates, c'est que la fin est proche

Quand éperdument, les partisans de la rupture n’ont autre espoir que l’impossibilité pour les opposants de s’auto-parrainer, défiant toute logique de la raison et du droit, ne vous méprisez pas, c’est que, c’est la fin.  


Chères populations du Grand-Perma, vous faites partie intégrante de ce peuple dont le génie pour la préservation la dignité n’est plus à démontrer. Vous comprenez donc que la mobilisation de ce jour vise à vous envoyer en mission pour prêcher la bonne nouvelle. 

Dites à tous les parents d’aller chercher leur carte « CIP » ou « C’est moi » avant le 28 septembre 2025

Dites à tous nos parents, que pour libérer le coton, le soja et le cajou, il faut participer à plus de 95% aux élections en se rendant aux urnes. Dites à tous les parents qu’ils doivent surveiller les résultats après leurs votes en restant dans les centres de vote

Dites aux parents que nous sommes engagés à relever le défi des 20% dans chacune des 24 circonscriptions électorales

Allez prêcher la bonne nouvelle à Kouaba, Péporiyakou, Kotopounga, Koussantigou, Yatapo, Kotamonnongou, Tampégré, Toutouncouna, Kouarfa, Chabi-Couma, Birni, Briganmaro, Firou, Gninmaso, Tobré etc


Chers parents, êtes-vous prêts à accomplir cette mission ?

Monsieur le Président Eric Houndété

Mesdames et Messieurs les responsables du Parti LD. Vous avez entendu, que les militants du Grand Perma sont prêts à accomplir la mission dont l’épilogue est de conduire notre Parti à la victoire en 2026. 

Je voudrais me ressourcer des propos de feu Mgr Isidore de SOUZA, Ancien archevêque de Cotonou, Ancien Président du Présidium de la Conférence Nationale, pour recommander à chacun de porter notre cher et beau pays en prière. 

Que les chrétiens prient

Que les musulmans prient.Que les garants des cultes endogènes prient pour notre pays.

C’est sur ces exhortations à la prière que je réitère mes sincères remerciements à vous tous. D’ores et déjà, je souhaite un bon retour à chacun dans sa famille.

Que Dieu bénisse le Bénin et les dirigeants du Parti Les Démocrates

Que Dieu éclaire les dirigeants du pays

En avant pour la victoire de notre Parti aux élections générales de 2026.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons.


lafriqueenmarche du 1er septembre 2025 No 991