Entre avions classiques de frappe et autres engins de dernière génération, comment l’opération militaire américaine a-t-elle été menée au Nigeria la nuit du 25 au 26 décembre 2025, contre des positions considérées comme contrôlées par l’État islamique dans l’État de Sokoto?

L'armée américaine aurait utilisé des drones militaires (MQ‑9 Reaper). La principale plateforme aérienne utilisée dans cette opération serait le drone de combat MQ‑9 Reaper. 

C'est un aéronef sans pilote très utilisé par l’armée américaine pour des frappes de précision contre des cibles au sol.

Des sources crédibles avanceraient des munitions guidées par GPS, soit 16 au total. Ces engins auraient été tirés depuis des MQ‑9 Reaper vers des positions considérées comme terroristes dans la forêt de Bauni, à Sokoto. 

Le MQ‑9 Reaper est un drone armé longue endurance, capable de voler des dizaines d’heures et d’emporter plusieurs missiles ou bombes guidées. 

Ce type d’appareil permet à l’armée américaine d’attaquer sans envoyer de pilotes dans l’espace aérien étranger ni de disposer de bases terrestres importantes. 

Outre les avions sans pilote, les mêmes sources parleraient de missiles de croisière "Tomahawk" depuis un navire de guerre.

Parallèlement aux drones, des missiles de croisière "Tomahawk" ont été tirés depuis un navire de l’US Navy positionné dans le golfe de Guinée. 

Ces missiles à longue portée peuvent parcourir des centaines de kilomètres pour frapper des cibles fixes sans que l’appareil lanceur n’entre dans l’espace aérien ennemi. 


...PREMIÈRES TENDANCES ET RÉVÉLATIONS 

Les "Tomahawk" utilisés par les forces américaines ont permis des frappes de précision depuis la mer contre des installations ou des camps ennemis. 

Avant la phase de bombardement, il y a eu une phase préparatoire avec la participation d'Aéronefs de surveillance pour repérage et ciblage

En effet, avant même l’opération, des missions de reconnaissance et de surveillance (ISR) ont été menées dans la région.

Ce sont des appareils spécialisés tels que des jets modifiés pour la surveillance électronique et de renseignement. Ces appareils auraient survolé la zone afin de localiser et suivre les mouvements des groupes armés présumés plusieurs semaines à l'avance.

Ces missions auraient facilité la précision des frappes aériennes en fournissant des images et données en temps réel. 


LE GHANA CITÉ...

Ces vols de renseignements auraient été signalés depuis des bases ou zones logistiques depuis le Ghana.

Ce pays, depuis 2018, fort d'un contrat militaire avec les USA, aurait permis aux avions de surveillance de décoller pour ces missions sur le Nigeria.

Contrairement à une idée répandue, aucun avion traditionnel de chasse (comme des F‑15, F‑16 ou bombardiers lourds) n’a été identifié publiquement comme ayant décollé pour cette mission depuis une base aérienne américaine dans la région.

L’opération aurait été surtout menée à l’aide de drones armés (MQ‑9 Reaper), de missiles de croisière "Tomahawk" lancés depuis un navire américain en mer sans oublier des appareils de surveillance et de renseignement pour le ciblage.

Pour frapper Sokoto, les USA ont eu recours à une stratégie moderne de frappe à distance. Cette dernière privilégie précision et minimisation des risques politiques et humains liés à l’envoi de forces aériennes habitées.


Salifou DIAGNE


lafriqueenmarche du 30 décembre 2025 No 1080