L'opposant béninois Sébastien Ajavon a célébré son anniversaire le 19 janvier 2026. C'était à Paris où il réside en exil depuis 2018. Que ce soit au téléphone ou en présentiel, ceux qui ont tenté de faire glisser le magnat dans les sillons de la politique politicienne béninoise, surtout par rapport à 2026, en ont eu pour leurs compte et grade. 

« Après lui avoir souhaité : "Happy Birthday" et à peine ai-je dit : " Président, on fera quoi durant la campagne présidentielle à vernir?" que déjà, comme toute réponse, il a multiplié à l'infini : "Merci mon frère" "Merci", "Merci". Puis, il n'a plus rien dit et a répété une dernière fois : "Merci mon frère", avant de raccroché...», témoigne un responsable USL/ Diaspora ici à Paris et très proche de Ajavon. 

ANNIVERSAIRE, MAIS PAS POINT D'ANCRAGE POLITIQUE 

Un autre cadre du même creuset, USL/Diaspora ici en France, raconte aussi sa mésaventure quand il a voulu profiter de cette occasion d'anniversaire pour espérer une consigne de vote pour 2026 : « J'ai fait toutes les acrobaties possibles entre amabilités et marques protocolaires pour obliger le Président Ajavon à me dire quelle sera la consigne de vote lors de la présidentielle du 12 avril prochain ? J'ai tenté de savoir si on doit soutenir ou pas Romuald Wadagni ou boycotter le scrutin faute de "pluralisme conséquent" ? ».

Notre interlocuteur poursuit : « En dépit de ma stratégie, avec sourire, Sébastien Ajavon, a répété plusieurs fois : "Merci pour vos vœux et Bonjour à la famille"...».  J'ai compris que sa sa manière la plus diplomatique pour me dire : « Mon frère, Motus, bouche cousue.».

OCCASION RATÉE 

Dès lors, le 19 janvier dernier à Paris, ceux qui attendaient l'anniversaire de Sébastien Ajavon comme une occasion idéale pour lui arracher une phrase relative à la prochaine présidentielle au Bénin, ont lamentablement raté le coch. En France depuis 2018, et bientôt cinq ans de silence total, Sébastien Ajavon ne parle plus politique. Il ne publie plus ni communiqués ou messages politiques. Il n'y a plus de déclaration publique ou médiatique émanant de lui.

Mieux, il évite les grands événements publics organisés par la diaspora béninoise du fait de sa situation d'exilé politique en France. Tout porte à croire que Sébastien Ajavon, l'opposant historique au système Patrice Talon, ne donnera pas de consigne de vote ni pour ni contre le dauphin du régime de la "Rupture", Romuald Wadagni.

En politique béninoise, le mot "JAMAIS" n'existe pas.  Doit-on ranger nos dés en attendant de voir ? 

Ibrahim DIALLO correspondant en France 

L'Afrique en marche du 24 janvier 2026 No 1101