En dépit de la solidité des institutions en Afrique Du Sud, des influences géopolitiques peuvent-elles avoir d'impact sur le procès de Kémi Seba comme  arguments politiques de blocage (cas de la Russie) ou d'aboutissement du procès (cas de la France) ?   

L'Afrique du Sud dispose d'un système judiciaire farouchement indépendant et d'une constitution protectrice des droits humains. 

RUSSIE ET FRANCE...

Les juges refusent de céder aux pressions ou à l'urgence politique des États tiers, privilégiant le strict respect de la forme afin d'éviter tout risque d'arbitraire et de persécution.

On sait que Kémi Seba a des entrées au Kremlin chez Vladimir Poutine. On sait aussi que le président sud-africain, Cyril Ramaphosa est également dans le cas des Brics, un allié du président russe.

Mieux, de plus, les liens présumés de son complice sud-africain avec des réseaux d'influence russes font de ce procès un terrain d'affrontement géopolitique hautement sensible.

Pour faire échec à l'extradition, la Russie pourrait faire les coulisses pour empêcher une empêcher soit une condamnation, soit une extradition, mais pour l'aboutissement de sa demande d'asile.

Quant à la France, qui a une dent pourrie contre Kémi Seba pour ses nombreuses incartades ( passeport français brûlé...), elle pourrait  méticuleusement apporter son soutien pour un verdict très ferme contre Kémi Seba.

Au titre des implications géopolitiques majeures, outre la  France et la Russie, le Niger pourrait s'inviter au débat.

...SANS OUBLIER LE NIGER

Pour le Niger, Kémi Séba n'est plus un simple activiste. Déchu de sa nationalité française, il voyage avec un passeport diplomatique nigérien en qualité de conseiller du général Tiani. 

DERNIER MOT AU GOUVERNEMENT SUD-AFRICAIN

Même si les tribunaux sud-africains finissaient par valider juridiquement l'extradition, en Afrique du Sud, la décision finale de transférer un individu dépendra de l'autorisation politique expresse de la présidence sud-africaine. 

Selon les observateurs avertis, comme le dernier mot revient au pouvoir exécutif, le président Cyril Ramaphosa pèsera de tout son poids pour ne pas froisser ses alliés continentaux ou s'attirer les foudres de Poutine sans oublier la colère des courants panafricanistes, infatigables soutiens de Kémi Seba 

John SHADUNA correspondant en Afrique du Sud

L'Afrique en marche du 15 juillet 2026 No 1225