La Chronique Internationale de Salifou DIAGNE
Paul-Henri Damiba, l'ancien président de la Transition au Burkina et réfugié politique se croyait en sécurité au Togo où il résidait à Lomé II.( le cœur politique, huppé et ultra-sécurisé du régime togolais) Malheureusement, le 17 janvier dernier, Faure Gnassingbé a décidé de livrer l'ex patron de la junte à son tombeur, Ibrahim Traoré. En politique, tout n'est-il pas est possible à tout ce qui vient du merveilleux don des cieux contre les faibles?
Paul-Henri Damiba, en attendant son procès, est désormais dans les mailles de la justice de son pays après son extradition du Togo suite à une audience expéditive.
En attendant son procès, de nombreux griefs seraient à charge du lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba. Avant, plusieurs tentatives de déstabilisation réelles ou supposées sont mises à sa charge, dont la dernière tentative de coup d'État qui remonte au 3 janvier 2026. Maintenant, de nouveaux griefs remontent et sont relatifs à des présumés détournements de deniers publics quand Damiba avait les rênes de l'État.
Entre le Togo et le Burkina, Faure Gnassingbé et Ibrahim Traoré filent le parfait amour diplomatique depuis l'avènement de l'actuel No 1 du Burkina en septembre 2022. Entre le Togo et le Burkina depuis lors, le régime de Faure Gnassingbé offre des facilités portuaires au profit de cet allié et dorénavant membre de l'AES.
AU NIVEAU AUTORISÉ
Avouons-le, même depuis Lomé II, si les plaques tectoniques sont désormais en mouvement, c'est parce que Paul-Henri Damiba était une épine dans l'une des godasses de Ibrahim Traoré. Avec les dernières contingences survenues à Lomé en défaveur de Paul-Henri Damiba, ce qui vient de se passer n'est nullement une surprise. Ainsi va la politique, qui ne connaît pas le cœur droit.
En politique, les riches trésors ne tiennent pas compte du cœur. En effet, l'ex président de la Transition du Burkina, Paul-Henri Damiba est devenu un ennemi qui fait trembler Ouaga à évocation de son nom.
Face au danger affermi que représentait l'officier Damiba avec la force de ses bras dans les complots, à l'heure de la révolution : « Si tu crois, tu verras.», plus que l'or. La politique ne connaît pas l'émotion quand elle marche jour et nuit. Mieux, la politique et le bon voisinage entre deux pays frontaliers, comme des saintes écritures, doivent éviter l'humeur de l'un des chefs d'Etat. Damiba est désormais dans les mailles. Tout ceci, c'est comme les saintes volontés, les désirs, au seul désir d’entendre les hautes vérités au nom de la politique. Le mal est désormais fait. Le Togo a expédié le "colis Damiba".
Pour écouter la voix de Paul-Henri Damiba, on espère lors de son procès, et on espère entendre une voix qui réunit tous ses sens. Peut-on espérer tout cela à son procès ? Que la justice parle pour consoler les âmes sans inquiétude dans ce procès déjà les couloirs de la justice Burkinabè. Vous avez dit justice ! Peut-elle trouver les douceurs des divins accents?
L'Afrique en marche du 22 janvier 2026 No 1099


