Les autorités françaises ont ordonné ce vendredi 3 octobre que le navire "Pushpa", battant pavillon du Bénin, et confirmé comme appartenant à la "flotte fantôme" russe, poursuive sa voie navigable vers l'Inde. Pourquoi un tel revirement de la France après une toile de suspicions, de tendance à ternir le blason du Bénin ?
Le navire pétrolier "Pushpa" arraisonné samedi dernier dans les eaux françaises est désormais libre de ses mouvements.
Ces deux membres d'équipage (le commandant et son second), placés en garde à vue également sont libres.
Le parquet de Brest qui a ouvert une enquête : «Pour les chefs d’absence de justification de la nationalité du navire/pavillon et refus d’obtempérer.», ainsi que pour d’autres délits liés à la navigation maritime, n'ont rien trouvé de concret. Le navire pétrolier Pushpa après les accusations mensongères de la France est donc sans reproches.
DANS LA SERIE DE FAUSSES ACCUSATIONS...
Avant ce dénouement, dès que ce navire a été arraisonné, un déchaînement d'accusations a déferlé contre le navire béninois, et ce dans une immensité d'insistances nocives contre le Benin.
D'abord, la France a laissé croire que ce navire béninois a été un soutien possible à des activités illégales ou dangereuses liées à la récente affaire des drones.
Pour la France, ce navire aurait servi de plateforme de lancement de drones lors d’événements récents au Danemark.
Mieux, le même pétrolier aurait permis le survol par drones ayant perturbé le trafic aérien et entraîné la fermeture temporaire d’aéroports toujours au Danemark.
Ensuite, pour la France, ce navire utilise un pavillon de complaisance, au profit de structures opaques. En clair, ce navire appartient à la flotte fantôme russe. D'où ces changements fréquents d’identité, dans le but d’échapper aux contrôles et sanctions.
Dans la même logique, il a été abondamment relayé que ce navire béninois était déjà sous sanctions de la part de l’Union européenne et du Royaume-Uni, pour son rôle supposé dans les opérations visant à contourner les sanctions imposées à la Russie.
Il a été également reproché à ce navire de manquer de justification de nationalité/pavillon, car il n'a pas su prouver de façon satisfaisante qu’il est bien enregistré sous le pavillon du Bénin.
L'administration française met également en exergue, le défaut de conformité documentaire, le non-respect des procédures maritimes, et de nombreux autres délits techniques et administratifs, qui sont de nature à alimenter les soupçons de dissimulation.
...QUE DE LÉGÈRETÉS ET GAFFES
Au finish, après toutes ces balivernes, la même France des grandeurs passées et d'aujourd'hui autorise le navire
"Pushpa" à poursuivre sa route.
Au regard de tout ce déchaînement pour rien, on se demande comme l'administration française précautionneuse sur les preuves matérielles tangibles ait choisi de se lancer dans des conjectures en jetant ainsi l'opprobre, le discrédit et autres sur le Bénin?
Durant près d'une semaine, notre pays le Bénin a été présenté à la face du monde comme une "succursale" de Vladimir Poutine pour contourner les sanctions et vendre son pétrole outre occident.
Rien de tout cela n'a été confirmé après une campagne de dénigrement.
Mieux, le même pétrolier béninois a été présenté comme une base logistique terroriste avec le survol par drones ayant perturbé le trafic aérien et entraîné la fermeture temporaire d’aéroports au Danemark.
Et si le Bénin exigeait de la France des excuses publiques après cette grande tempête dans un verre d'eau?
Blanchard LAWSON
lafriqueenmarche du 3 octobre 2025 No 1019

