L'Editorial de Murielle MENSAH
Le 11 juillet 2025, le Bénin sera exactement à six mois avant le 11 janvier 2026. À cette échéance, aura lieu au Bénin, les premières élections générales (législatives et communales) de 2026. Quels sont les enjeux de cette date ?
Conformément aux exigences communautaires de la CEDEAO, à partir du 11 juillet 2025, sauf miracle, sauf extraordinaire, il sera impossible au Bénin, de réviser le Code électoral du 15 mars 2024.
Pour le moment, partis politiques et potentiels candidats nourrissent d'ambitions pour les législatives, communales, et présidentielle.
Et rien n'indique que quelque chose est possible avant cette échéance fatidique du 11 juillet prochain. Disons simplement que la messe est dite pour le Code électoral.
Patrice Talon partira. Il laissera les rênes de ce pays à son successeur. Cependant, le Code électoral sera comme une marque déposée.
Conscient que la messe est dite, on assiste déjà à un début d'effervescence pour les préparatifs relatifs aux trois scrutins à venir. Mais surtout en coulisses, les tractations vont bon train en attendant la collecte de dossiers de candidature.
A QUELQUES JOURS DE...
Cette date du 11 juillet prochain franchie, Patrice Talon, démontrera qu'il maîtrise le personnel politique versatile à souhait, car il ne regardera plus derrière pour une relecture.
Après le 11 juillet, il y aura certainement une désillusion dans le regard citoyen. Celui-ci craint que son vote ne soit pas pris en compte avec le seuil requis de 20% dans toutes les circonscriptions électorales pour valider une liste.
De même, un doute grandissant va envahir la classe politique qui porte les aspirations du peuple.
Après le vote du code en 2024, que de suggestions en contrepoint. Malheureusement, les approches sont restées sans concrétisation, et ce face au discours dominant relatif à la réforme du système partisan.
En cette veille d'élections générales en 2026, chaque parti en lice de même que le peuple souverain doivent savoir donner une pleine capacité à s'organiser efficacement pour des élections transparentes.
Il faut que les prochains scrutins, avec sagesse et respect de la pluralité, permettent de relever un défi politique majeur.
Pour cela, comment concilier la nécessaire discipline partisane avec l'impératif démocratique?
Après le 11 juillet prochain, les partis politiques doivent s'adapter au Code électoral. Il leur revient de transformer les idées en actions de même que les programmes en réalité.
Après le 11 juillet, il reviendra à chaque camp (opposition ou mouvance), de savoir si le nez est bel et bien au milieu de la figure pour avoir la confiance du peuple lors des prochaines élections.
lafriqueenmarche du 8 juillet 2025 No 948

