L'Editorial de Murielle MENSAH
La Cena a donné hier nuit, les tendances provisoires du scrutin du 12 avril 2025. Romuald Wadagni, en attendant les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle est déjà au seuil de la Marina, la présidence de la République du Bénin. En attendant les prochaines résonnances, Romuald Wadagni, élu avec un score écrasant, peut-il commencer par se regarder dans la glace ?
Le duo Wadagni/Talata a eu 4 252 347 voix soit 94,07% contre 269 433 soit 5,95 pour le duo Hounkpè/Hounwanou avec un taux de participation de 58,75%.
Cette victoire écrasante doit-elle surprendre? Elle ne souffre pas d'ambiguïté pour plusieurs raisons.
D'abord, cette victoire honore l'héritage de son mentor, Patrice Talon tout en affirmant sa propre identité.
En effet, il y a eu un puissant et subtil élan de continuité créatrice au profit de Wadagni.
Oui, c'est une sorte de transition qui n'est pas une rupture, mais une percussion.
Ensuite, le peuple béninois n'a pas seulement choisi un nom, mais a validé une trajectoire.
En effet, la victoire de Wadagni est le signe d’une maturité politique, celle qui sait reconnaître la valeur du socle tout en exigeant la hauteur de la nouvelle pierre.
TRAJECTOIRE VALIDÉ
Il s'agira de porter l’héritage sans le subir, mais le sublimer. Dans l’ombre de la continuité, Romuald Wadagni, saura faire germer la lumière d’une nouvelle ère.
Avec le témoin qui sera transmis le 23 mai prochain, Romuald Wadagni, au-delà de la succession, doit savoir projeter une ascension.
Avec cette victoire écrasante, le destin s’est mis en marche. De ce fait, il urge que les promesses se transforment en actions. La marche doit continuer, le pas plus ferme et l’horizon plus clair.
Au terme de ce scrutin, le peuple souverain n'est pas seulement vainqueur, mais tient à un miroir qui ne doit refléter aucune ombre.
Le Bénin a désormais une nouvelle boussole pour s'orienter vers l’avenir avec sérénité pour de plus grandes conquêtes.
Avec ce score écrasant le rôle de bâtisseur, celui qui ajoute sa pierre au socle, a-t-il de la marge pour ne pas décevoir les attentes?
L'Afrique en marche du 14 avril 2026 No 1157