La Facultad de Ciencias Sociales de la Universidad de Buenos Aires (UBA), a organisé le "1er Congrès international Diego Armando Maradona". Ce fut un événement inédit consacré à la figure du légendaire footballeur argentin. Loin de se cantonner au sport, ce colloque a exploré les dimensions sociales, culturelles et politiques de Maradona. Et si on parlait de l'icône et de la politique?

La star du foot, Diego Armando Maradona en politique avait un engagement assumé.

Maradona ne fut pas seulement un athlète. Il s’est déclaré "péroniste", revendiquant son soutien à la tradition politique de Juan Domingo Perón et de Eva Perón. 

Il a également soutenu de nombreux dirigeants de gauche en Amérique latine comme Fidel Castro, Hugo Chávez, Evo Morales, etc. 

Le colloque a donc consacré des sessions à "Maradona et politique", interrogeant son rôle comme icône populaire, mais aussi comme figure politique par ricochet. 

Maradona avait un rapport avec le pouvoir, les gouvernements argentins et latino-américains. Les universitaires par cet événement académique, démontrent l'ancrage institutionnel de cette réflexion.

En explorant la dimension politique de Maradona, le colloque permet de questionner la relation entre sport, pouvoir et société, car  comment un sportif peut-il devenir un symbole politique?


ENTRE INTERROGATIONS ET ENJEUX...

Ce colloque a permis une analyse critique avec des enjeux et questionnements. En effet, le sport a été pour Maradona comme terrain politique. Il a utilisé son image pour exprimer des positions politiques, soutenir des gouvernements, dénoncer d’autres. Cela interroge la frontière entre sport et engagement politique.

S'appuyant sur son identité populaire contre  l'élite, Maradona venait d’un milieu modeste, lui qui incarnait la "gente" (le peuple). 

Le colloque a donc mis en lumière cette "tension" entre un héros populaire et les institutions étatiques.

S'agissant du héros complexifié, le colloque n’évite pas les contradictions. En effet,  Maradona, tout en étant idolâtré, était sujet à des excès, à des errances. Le traiter uniquement comme un symbole positif serait simplificateur.

Évoquant sa dimension politique contemporaine,  il urge de souligner les effets dans un contexte argentin. 

Signalons que dans ce pays, la politique est fortement polarisée. Et l’usage de la figure de Maradona peut être instrumentalisé aussi bien par les aînés du péronisme, que par les nouveaux mouvements, etc


Radji SANOUSSI depuis USA

  

lafriqueenmarche du 13 novembre 2025 No 1045