La Chronique internationale de Salifou DIAGNE
Au Mali, depuis les évènements de ce 25 avril 2026, on a eu l'écho du sable de la part des terroristes et des rebelles touaregs. Leurs actes funestes, peuvent-ils éteindre la lumière du Mali des 4 grands empires ? Avec ces derniers événements, les terroristes et les rebelles touaregs, qui ont déferlé sur le camp de Kati, le cœur du pouvoir comme des sauterelles et des criquets, peuvent-ils faire tomber le ciel malien en briser le miroir ? Au-delà, que faire quand on constate que la lutte contre le terrorisme, a des limites ?
Il sonnait 5 h ce samedi 25 avril à Kati, quand des explosions, ont eu l'effet retentissant. Aux manettes, on a des terroristes du JNIM et des rebelles touaregs du FLA.
Avec leur mode opératoire, ces deux structures de nuisance, ont réussi à pénétrer dans ce sanctuaire du pouvoir. L'arsenal de guerre est de choix avec des voitures piégées, lance-roquettes, drones destructeurs...
Tout y était prévu pour faire le plus de dégâts au regard des cibles de choix. On peut citer les résidences du président Assimi Goïta et du ministre de la Défense, Sadio Camara. Au bilan humain, le ministre de la Défense, a trouvé la mort.
TERRORISTES OU ARMÉE CIVILE
Ceux qui ont frappé au cœur de la cité, pensent en éteindre le souffle, espérant asseoir leur pouvoir de sable ou leur enceinte de verre.
Le terrorisme avec son pouvoir tenu par un fil invisible, tissé par des milliers de mains jihadistes, refuse de lâcher prise.
Ce terrorisme cherche la faille dans les murs. Malheureusement, il se fait que chaque secousse resserre le grain du ciment du peuple malien.
Avec le petit Atlas de la peur, les terroristes tentent d'imposer le chaos pour faire vaciller les cimes, mais le propre du baobab séculaire dont la force sait résister à l'orage.
AU NOM DE LA PAIX, QUE FAIRE ?
Avouons-le, le pouvoir de Bamako, a reçu un coup dur. Cependant, en dépit de ce vent terroriste violent, les racines du Mali connaissent le secret de la terre.
Après les fracas de ce 25 avril dernier, face à la volonté des terroristes, en décryptant les limites de la lutte contre l'insécurité de la part du pouvoir de Assimi Goïta, quel est le chemin de la paix ?
En effet, il est loisible de constater que le terrorisme se nourrit de l'obscurité et du chaos. Le terrorisme peut-il devenir la lumière pour une nouvelle gouvernance ?
En effet, pour exister, le Mali n'a pas besoin de se contenter d'être là au lever du jour.
On ne conquiert pas un esprit en le terrorisant; on ne fait que lui rappeler qu’il possède un trésor qui mérite d’être défendu.
Le Mali doit savoir rebondir au vacarme du terrorisme non pas comme l'aveu d'une impuissance à convaincre.
Car à la fin, le fer s'érode, la haine s'épuise, mais l'aspiration à la paix est une marée que rien ne peut faire reculer.
Pour sortir par la grande porte, que faire quand le terrorisme et la lutte contre l'insécurité semblent ne plus être une œuvre littéraire?
Le terrorisme, sous toutes ses formes, est une ombre dévorante qui cherche à éteindre la lumière de la raison et de l'humanité.
Le terrorisme est une force aveugle qui frappe sans discernement, semant la peur et la désolation dans son sillage. Mais face à cette menace, une autre force se lève : la paix.
Oui, il faut la paix non plus celle de soldats en uniforme, mais de citoyens ordinaires unis par un même idéal.
Il faut la paix des braves quand le terrorisme et la lutte contre l'insécurité n'ont pas prospéré. La paix ne doit pas passer par des armes de destruction, mais avec les armes de l'esprit et du cœur.
La paix entre les Maliens, ne doit être une force invisible, mais puissante, qui s'oppose à la violence, à la haine et à l'obscurantisme par le vivre-ensemble.
La paix doit être le rempart ultime contre le terrorisme. Elle doit être la voix de ceux qui refusent de se laisser intimider et de ceux qui croient en un avenir meilleur pour tous.
Quand le terrorisme ne peut être un projet de société, quand la lutte contre l'insécurité a des limites, le Mali n'a plus le choix, celui de savoir honorer le courage de ceux qui luttent pour que l'espoir soit plus fort que la peur.
L'Afrique en marche du 27 avril 2026 No 1166
