L'Editorial de Murielle MENSAH
Porto-Novo va accueillir, le 1er Congrès panafricain national du Bénin. À quelques jours de ce rendez-vous, la polémique s'enfle. Pourquoi un tel congrès maintenant? Qui est "derrière" cette rencontre Kemi Séba ou même le régime de la "Rupture"? Qui mieux que le président du Comité d'organisation pour départager les uns et les autres?
Alors que Porto-Novo va accueillir cette grande messe du panafricanisme, certains préfèrent se focaliser sur le thème principal et l'une des trois communications.
"Le panafricanisme au Bénin pour quelle vision?", tel est le thème principal.
L'une des trois communications est intitulée : "Projets panafricains initiés ou soutenus par les régimes béninois : cas du Régime TALON"
Au regard du thème principal, pour certains proches du pouvoir de Cotonou, cette thématique serait d'inspiration Urgences panafricaines de Kemi Séba.
Quant aux soutiens du célèbre panafricaniste africain d'origine béninoise, ils tenteraient aussi de retourner dans tous les sens, cette communication qui vante le régime Talon.
Loin de la polémique, l’histoire enseigne que toute conquête de libertés est un combat. Fort de cette vérité, le jeune leader panafricaniste et président du Comité d'organisation dudit congrès, Gbénou René Yomakou, tient à renvoyer les deux camps, dos à dos, lors d'un entretien avec votre média.
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Selon lui: « Ce 1er Congrès fait peur à certains, d’autres l’ont fortement politisé, car ils pensent que c’est un plan du leader Kémi Séba contre le pouvoir en place. Les proches du panafricaniste quant à eux, pensent que ce sont les soutiens de la mouvance présidentielle qui veulent manipuler l’opinion...».
PANAFRICANISME BÉNINOIS POUR...
Cette rencontre de Porto-Novo, a pour mission d'apporter sa part à l'édifice du mouvement panafricaniste en dépit des manoeuvres de la FrançAfrique et de ses relais.
La rencontre de Porto-Novo doit démontrer que le Bénin et l'Afrique ne s’uniront pas par des discours, mais par la volonté ferme des filles et fils de notre pays de rompre avec les chaînes invisibles et visibles à travers des actions.
À Porto-Novo, les panafricanistes du Bénin vont imprimer une unité d'action, pour faire de la vision panafricaine, pour faire du rêve panafricain, une réalité effective.
Cependant, les organisateurs sont confiants, car ils ont des arguments à faire valoir. En effet, un peuple africain instruit, organisé et éveillé, c'est une force pour combler les attentes.
Le panafricanisme, loin d'être une galère, c'est une arche : celle de la dignité retrouvée, celle qui ne chavirera pas, celle qui ne navigue pas au vent de l’histoire.
Le Bénin doit prendre sa part dans le panafricanisme pour la libération du continent noir en dépit des embûches.
Oui, le chemin du panafricanisme est très souvent semé d’embûches. On connaît ce parcours fait de sabotages, d'infiltrations, de manipulations, de soumissions, de traitrise, de distraction et de diversion etc.
Quoi qu’on dise, l’organisation de cet événement de Porto-Novo doit récrire une histoire pour la postérité. Le monde doit découvrir que : « Ce n’est pas le Bénin ni l’Afrique qui se réveille, c’est le monde qui doit découvrir que nous ne dormons plus. », fait encore savoir Gbénou René Yomakou lors de cet entretien avec votre média.
lafriqueenmarche 19 juin 2025 No 935

