Les grands enseignements des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville, sont articulés autour du thème de la mobilisation des ressources dans un monde fragmenté.
La dernière réunion de la BAD à Brazzaville met en avant l'impératif de souveraineté financière pour le continent et ce avec comme priorité absolue, le financement endogène.
L'Afrique doit désormais s'appuyer sur ses propres ressources. Dans cette perspective, la BAD estime le potentiel annuel mobilisable à 1 430 milliards de dollars via l'optimisation fiscale et l'efficacité des investissements publics.
À Brazzaville, le climat avec le Fonds bleu était au menu des échanges. En effet, la table ronde sur le Fonds bleu pour le Bassin du Congo a permis d'engager 3,554 milliards de dollars pour préserver ce poumon écologique mondial et propulser l'économie verte régionale.
NAFAD, UN CONCEPT À LA MODE
La Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) a été réaffirmée pour capter et optimiser les 4 000 milliards de dollars d'épargne locale (fonds de pension et souverains) dormants sur le continent.
À Brazzaville, il y a également eu le recentrage sur le dividende démographique. À travers un partenariat renouvelé entre la BAD et l'UNFPA, l'investissement dans le capital humain, la jeunesse et la santé maternelle est devenu un levier de transformation macroéconomique.
L'urgence de l'intégration commerciale a été aussi au menu des débats. Le lancement du tout premier forum "Integrate Africa Forum" a acté la nécessité d'accélérer le commerce intra-africain sous le mot d'ordre « Fabriqué en Afrique, commercialisé en Afrique » afin de bâtir des chaînes de valeur compétitives face aux chocs mondiaux.
Ghislain TINDUDU correspondant en RDC
L'Afrique en marche du 28 mai 2026 No 1190

