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L'Afrique en marche
Deux hauts gradés de l'armée béninoise retenus par des mutins comme boucliers humains sont désormais libres de leurs mouvements. Le général Abou Issa, patron de l'armée de terre et le patron de la Garde nationale ( le corps le plus impliqué dans la tentative de coup d'État), le colonel Faïsou Gomina sont désormais libres de leurs mouvements. Le général Abou Issa... ...et le colonel Faïsou Gomina sont libres de leurs mouvements. Ces deux officiers supérieurs ont été libérés par les forces loyalistes ce matin selon des sources militaires concordantes. En effet, au le...

Deux hauts gradés de l'armée béninoise retenus par des mutins comme boucliers humains sont désormais libres de leurs mouvements.

Le général Abou Issa, patron de l'armée de terre et le patron de la Garde nationale ( le corps le plus impliqué dans la tentative de coup d'État), le colonel Faïsou Gomina sont désormais libres de leurs mouvements.


Le général Abou Issa...



...et le colonel Faïsou Gomina sont libres de leurs mouvements.


Ces deux officiers supérieurs ont été libérés par les forces loyalistes ce matin selon des sources militaires concordantes.

En effet, au lendemain de la tentative de coup d’État déjouée par les Forces armées béninoises, un groupe résiduel de mutins retranchés dans une caserne aurait retenu plusieurs officiers supérieurs comme boucliers humains, selon des sources sécuritaires concordantes.

Cette évolution dramatique, a compliqué les opérations visant à neutraliser les derniers éléments insurgés.


...STRATÉGIE DANGEREUSE DES MUTINS

Les mutins acculés sont restés dangereux. En effet, d’après les premiers éléments, les insurgés, majoritairement issus de la Garde nationale dans la mutinerie, se seraient retrouvés isolés après la riposte rapide des forces loyalistes.

En quête d’une protection temporaire contre l’assaut final, ils auraient décidé de capturer certains patrons de l’armée. Ainsi, ils ont utilisé comme levier de négociation et de se protéger des frappes ciblées.

Les forces loyalistes parlent d’une stratégie désespérée, mais potentiellement meurtrière, qui a été une situation critique pour le commandement militaire.


FACE À CETTE STRATÉGIE...

Face à cette option, le haut commandement, a revu son plan d’intervention, éviter tout recours disproportionné à la force, préserver l’intégrité des otages, tous essentiels à la structure militaire nationale.

Les autorités militaires ont donc privilégié une approche graduelle qui a été payante.

En effet, face au risque d’un drame humain, le gouvernement et l’état-major béninois ont opté pour l’encerclement total de la zone et la coupure des voies de communication des mutins.

Pour la hiérarchie militaire chaque vie compte, surtout celles d’officiers servant loyalement la République. En clair, l’assaut final a pris en compte plusieurs paramètres.

Cette prise d’otages a des enjeux politiques évidents. En utilisant des officiers comme boucliers humains, les mutins cherchent à obtenir un passage sécurisé hors de la caserne, forcer une médiation politique ou empêcher leur reddition qui pourrait mener à de lourdes sanctions.

La préservation des otages, a été donc un enjeu politique autant que sécuritaire. Cette tactique révèle les motivations profondes des instigateurs, transformer une défaite militaire en bras de fer politique.

Maintenant que des hauts gradés otages sont libérés, on attend la phase des enquêtes et celles des sanctions disciplinaires pour décourager toute future aventure insurrectionnelle.


Nourou TIDJANI 


lafriqueenmarche du 8 décembre 2025 No 1061

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