Bénin : Conférence Nationale Comme En 1990 Possible Avant La Présidentielle ?
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L'Éditorial de Murielle Mensah Au nom du Code électoral, une partie de la classe politique et certaines faîtières des Béninois de la diaspora ne cessent d'évoquer la tenue une Conférence nationale comme en 1990. La tenue de cet événement est-elle possible avant les élections générales de 2026? « Assises nationales, Conférence nationale, Constituante...», sont des termes qui sont régulièrement évoqués ces derniers jours pour appeler à une rencontre de la classe politique avant 2026.  En la matière, dans cet élan pour cette rencontre, le Parti communiste du Bénin et toute la galaxie de s...

L'Éditorial de Murielle Mensah


Au nom du Code électoral, une partie de la classe politique et certaines faîtières des Béninois de la diaspora ne cessent d'évoquer la tenue une Conférence nationale comme en 1990. La tenue de cet événement est-elle possible avant les élections générales de 2026?

« Assises nationales, Conférence nationale, Constituante...», sont des termes qui sont régulièrement évoqués ces derniers jours pour appeler à une rencontre de la classe politique avant 2026.

 En la matière, dans cet élan pour cette rencontre, le Parti communiste du Bénin et toute la galaxie de sons et de voix de mouvements inspirés par les théories souverainistes, ont pion sur rue. 

Le plus célèbre dans ce microcosme, le professeur Noudjènoumê, a écrit dans l'un de ses derniers communiqués : «  La seule solution salvatrice et émancipatrice pour le Bénin, c'est d'aller à la Constituante, une nouvelle Conférence nationale. C'est la seule véritable exigence de l'heure.».

Dans la diaspora, l'Unité d'actions patriotiques de la diaspora béninoise (UAPDB) après ses meetings à Paris et devant le Capitole à Washington, en fait également sa ligne éditoriale.

Pour tout ce beau monde, avant les élections générales de 2026, au regard des nuages amoncelés dans le ciel démocratique, au nom du Code électoral que certains jugent crisogène, il urge que les Béninois se retrouvent aux assises.


ENTRE INTENTIONS ET RÉALITÉ...

On retient donc que par ces termes "Assises nationales", "Conférence nationale", "Constituante"... c'est l'art de s'asseoir pour transformer autrement la gouvernance électorale et politique de notre pays avant les scrutins à l'horizon en 2026.

Cette rencontre attendue selon ceux qui tiennent à son organisation, sera une occasion de privilégier la diplomatie "négociationnelle" et  projeter une médiation électorale en qui guise d'alternative.

En évoquant la perspective d'une nouvelle Conférence nationale, les promoteurs de cette échéance n'ont pas oublié les retombées de celle de février 1990.

En son temps, cette dernière a permis un leadership d'éthique, visionnaire et réconciliateur. La rencontre de 1990 a permis de transformer durablement les pratiques de la gouvernance du Bénin.

Entre l’héritage et les défis persistants d'un tel rendez-vous, une question essentielle taraude les esprits : « Dans les conditions de température et de pression actuellement à Cotonou, peut-on espérer une nouvelle Conférence nationale ? 

À la réponse, tous les regards vont en direction de Patrice Talon. Il ne peut y avoir une nouvelle Conférence nationale sans lui. Va-t-il accepter une telle rencontre pour décortiquer le Code électoral? À titre de rappel, Patrice Talon a déjà organisé son dialogue à la veille de la révision de la Constitution.

Une maxime nous enseigne : « Les conseillers ne sont pas les payeurs.». 

Entre ceux qui veulent et désirent et celui qui décide...ce qui est dit est-il définitivement dit ? 


lafriqueenmarche du 12 juin 2025 No 931

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