Bénin : Dans Un Mois Exactement, Wadagni à La Présidentielle. (Mais Avant, Des Dossiers "Chauds" Avec La Guerre En Iran ? )
L'Afrique en marche
L'Editorial de Murielle MENSAH Le match présidentiel du 12 avril prochain est plié pour une victoire triomphale au profit de Romuald Wadagni dans exactement un mois. Mais en attendant, la guerre en Iran et au Moyen-Orient, peut-elle miner dans une certaine mesure, la sérénité de la victoire pour l'actuel ministre d'État chargé des Finances ? Romuald Wadagni sera bientôt au cœur de l'action pour les rênes du Bénin. Mais avant de tracer les contours d'un destin national comme véritable bâtisseur, doit-il regarder moins vers l’horizon, surtout avec cette guerre en Iran? Sur le sol solidifié su...

L'Editorial de Murielle MENSAH

Le match présidentiel du 12 avril prochain est plié pour une victoire triomphale au profit de Romuald Wadagni dans exactement un mois. Mais en attendant, la guerre en Iran et au Moyen-Orient, peut-elle miner dans une certaine mesure, la sérénité de la victoire pour l'actuel ministre d'État chargé des Finances ?

Romuald Wadagni sera bientôt au cœur de l'action pour les rênes du Bénin. Mais avant de tracer les contours d'un destin national comme véritable bâtisseur, doit-il regarder moins vers l’horizon, surtout avec cette guerre en Iran?

Sur le sol solidifié sur lequel le dauphin Wadagni marche avant que l’histoire ne lui confie les clés de la Cité, sa mission est d’en fortifier les fondations.

Mais avant la Marina, il lui faut trouver des voies et moyens pour que les actuels indices macro-économiques ne tanguent.

En effet, durant ce conflit avec déjà ses dégâts collatéraux désagréables sur le vécu quotidien du consommateur mondial, donc béninois également, il doit d'aider  à atténuer les chocs.

Avec la flambée des prix de l'or noir, il lui faut des approches de réajustements en guise de promesse tenue pour demain. 

En veillant avec une rigueur d’orfèvre sur les équilibres économiques domestiques, il ne fait pas que gérer l’instant, mais il sculpte, dans le silence de l’action, la stature du leader que le futur appelle. 

Il revient à Romuald Wadagni en tant qu'argentier national, d'éviter la dégringolade des acquis du moment, car celui qui sait protéger la prospérité du foyer, saura le moment venu, guider la destinée d'une Nation. 

Avec la guerre en Iran et au Moyen-Orient, Romuald Wadagni doit poursuivre le travail technique actuel, la preuve concrète de sa capacité à diriger plus tard 

GUERRE EN IRAN, INQUIÉTUDES POUR L'ÉCONOMIE BÉNINOISE, MAIS PAS DE PANIQUE 

En tant que ministre d'État chargé de l'Économie et des Finances, Romuald Wadagni, a des raisons objectives de surveiller de près l'escalade militaire en Iran, bien que l'économie béninoise affiche un certain savoir-faire.

Le conflit, marqué par des frappes israéliennes de grande envergure depuis le 28 février 2026 et le blocage du détroit d'Ormuz, ce conflit engendre des ondes de choc mondiales qui touchent directement le Bénin. 

Au nombre des principaux motifs d'inquiétude, il y a l'inflation énergétique et alimentaire. Le blocage du détroit d'Ormuz, a commencé par provoquer une hausse brutale des prix du pétrole et du gaz au niveau mondial. Ce jour, à l'heure de mon exercice, le prix du baril  a passé la barre des 100 dollars. 

Le Bénin, bien qu'en passe de redevenir producteur de pétrole (début de production prévu pour fin janvier 2026 avec un objectif de 15 000 barils/jour), reste structurellement dépendant des circuits mondiaux pour ses besoins de consommation immédiats. La hausse du prix des hydrocarbures, alimente mécaniquement déjà l'inflation locale .Ce qui affecte le coût de la vie et la consommation des ménages.

Mieux, il faut craindre si la guerre perdure, une instabilité des marchés financiers. En effet, le Bénin avec Wadagni depuis 2016, a bâti la stratégie économique du Bénin sur la crédibilité internationale et l'accès aux marchés de capitaux (Eurobonds).

Les tensions géopolitiques mondiales en 2025-2026, pourraient augmenter l'incertitude sur les marchés financiers, ce qui pourrait renchérir le coût de l'endettement pour le Bénin en route d'avoir le dossard de pays émergent. 

Le principal risque est de craindre ce que les économistes qualifient de "effet de ciseau", c'est-à-dire une hausse des coûts d'importation de l'énergie couplée à un durcissement des conditions de financement international.

En dépit de ce conflit, le Bénin peut toujours miser sur une croissance robuste. Malgré les chocs (dont une tentative de coup d'État déjouée en décembre 2025), l'économie béninoise maintient des perspectives de croissance solides, projetées à 6,4 % en 2025 et 6,8 % en 2026.

Mieux, au nom de la diversification, la croissance reste portée par des secteurs non pétroliers dynamiques comme l'agriculture, le Port de Cotonou et les BTP. 

En clair, le Bénin avec  Romuald Wadagni, doit être vigilant plutôt qu'inquiet. Romuald Wadagni va-t-il pouvoir bien protéger l'économie du foyer maintenant, au nom du quotidien des citoyens, pour démontrer davantage qu'il est l'homme de la situation pour les sept prochaines années ? 

L'Afrique en marche du 12 mars 2026 No 1136

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