L'Editorial de Murielle MENSAH 


Le Code électoral du Bénin a passé le cap du 11 juillet dernier. A-t-il fini définitivement ses épisodes de vie pour toute modification surtout en référence à  un important texte communautaire de la CEDEAO ? 

« Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois qui précèdent une élection, sans le consentement d'une large majorité des acteurs politiques.», dit noir sur blanc l'article 1 de la section 2 d'un document émanant de la CEDEAO.

Comme ci-dessus évoquer, ce texte communautaire interdit de modifier ou de réviser à six mois d'une election, des textes électoraux dans les pays membres de cette organisation.

À titre de rappel, ce texte est intitulé : "Protocole A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance, additionnel du Protocole relatif au mécanisme de prévention de gestion, de règlement, des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité"

Ce Protocole est en date du 19 décembre 1999, en référence au traité de la CEDEAO signé à Cotonou le 24 juillet 1993.


CE QUI EST DIT...

Au regard de cette exigence de la CEDEAO, si on considère que les législatives sont prévues le 11 janvier 2026, les carottes sont-elles définitivement cuites pour tous ceux qui espéraient des modifications du texte?

On peut répondre par la certitude. En effet, le Code électoral doit continuer à faire briller sa lumière. Cela se réfère au souffle de ses dispositions surtout le seuil requis des 20% dans les 24 circonscriptions électorales. Les parties prenantes pour la députation sont donc tenues de se conformer à l'espoir d'avancer.

Mieux, c'est dire que les récriminations de certains ne sont pas de nature à éclairer les "ténèbres". En effet, depuis la promulgation du Code électoral, de nombreuses voix ont tenté de dissiper les craintes en apportant solution, réconfort et paix. 

Au bout du rouleau, rien n'y fit. Les critiques et approches pour surmonter les difficultés, les épreuves, les périodes de doute, de peur ou de souffrance n'ont pas eu gain de cause. 

Et voilà le texte communautaire, qui depuis le 11 juillet dernier donne carte blanche à l'application du Code électoral dans toutes ses dispositions.

Maintenant que la messe semble être complètement dite, que les parties prenantes accueillies à la même table du Code électoral, en dépit des récriminations ou pas, goûtent aux mêmes bienfaits. 


lafriqueenmarche du 23 juillet 2025 No 959