Après la mise en œuvre des mesures incitatives et l'entrée en vigueur de l'interdiction des importations de volailles congelées au 31 décembre 2024, certains producteurs ont bénéficié d'appuis étatiques massifs. D'où des hausses de capacité pour certains élevages pilotes. L'objectif global est d'accroître la production nationale d'au moins 30 % pour compenser le vide laissé par les importations (estimées autrefois à plus de 100 000 tonnes par an).
Il faut souligner également les efforts accrus pour des indicateurs d'autosuffisance. Historiquement situé entre 38,7 % et 45,8 % jusqu'en 2022, le pays s'efforce pour 2026 de franchir le cap des 50 % de couverture des besoins nationaux par la production locale.
DANS UN ÉLAN
Parlant de réorientation des importateurs, c'est que face à l'interdiction, d'anciens importateurs ont commencé à nouer des partenariats stratégiques avec les éleveurs locaux pour investir dans la transformation et la commercialisation de la volaille béninoise.
S'agissant de distribution, le gouvernement a facilité la réception de milliers de poussins d'un jour (ex: 38 000 poussins pontes récemment distribués) pour dynamiser non seulement la viande, mais aussi la filière œufs de table. Évoquant les défis persistants, il urge de prendre en compte
l'intégration régionale. En effet, la restructuration vise également à reconquérir le marché nigérian, autrefois fermé aux réexportations de poulets congelés venant du Bénin.
Irma HOUESSOU
L'Afrique en marche du 20 janvier 2026 No 1097


