Interrogé par l'attente avant les résultats de la Cour constitutionnelle, un membre influent du parti "Les Démocrates" fait savoir: « En dépit de la non disponibilité des procès-verbaux dans certaines circonscriptions favorables à notre parti, on s'est appuyé sur nos représentants dans les bureaux de vote pour faire le travail de compilation...».

À la question, « Peut-on connaître vos statistiques...», notre interlocuteur dit sans ambages : « C'est confidentiel. Pour le moment, nous ne publions pas nos chiffres pour ne pas tomber sous le coup de la loi...».

Mieux, si nous vous les donnons, vous ne pourrez même pas les publier, car vous allez tomber sous le coup de la loi...». 

ENTRE 2023 ET 2026 ?

Sans hésiter, je glisse la parade : « Certes, on sait que c'est la Cour qui publie les résultats définitifs. Mieux, le journaliste ne publie pas tout. Cependant, peut-on avoir vos statistiques pour notre propre gouverne et savoir si vous avez été à la hauteur en refusant toute coalition ?». 

Face au refus opiniâtre de notre interlocuteur, j'enchaîne encore : « C'est parce le parti "Les Démocrates" aurait été laminé dans l'ensemble des circonscriptions électorales que vous avez du mal à donner vos statistiques ? ». 

Puis, je martèle encore : « En 2023, dans les mêmes circonstances, votre parti bombait déjà le torse et criait victoire avant la Cour constitutionnelle. Pourquoi l'approche change en 2026? ».

Notre vis-à-vis affiche un air de désapprobation et lance : « Les mêmes causes ne produisent plus les mêmes effets.».

Nourou TIDJANI 

L'Afrique en marche du 15 février 2026 No 1092